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Le court métrage de fiction «Le voyage de Keltoum», dernier film du cinéaste Anis Djâad, participera à la compétition officielle du 25e Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), prévu du 25 février au 4 mars, a-t-on appris auprès de l'équipe du film.

Après la disparition du grand comédien Abou Djamel, le week-end a été marqué par le décès de l'immense réalisateur Hadj Rahim.

La 15e édition du Festival du film amazigh s'est clôturée dans l'après-midi de jeudi dernier. Plusieurs prix ont été décernés pour des participants et des œuvres ayant concouru pour l'Olivier d'Or.

M'hamed Issiakhem, qui nous a quittés il y a 31 ans, était parmi ces artistes qui ne s'expriment qu'à travers leur art. Il était parmi les fondateurs de la peinture moderne algérienne.

Paru aux éditions Chihab, l'ouvrage Dix penseurs africains par eux-mêmes de Seloua Luste Boulbina, pose la problématique de la décolonisation des savoirs qui mérite d'être pleinement et sérieusement traitée.

Un maure dans la Sierra est le titre d'un roman de Rénia Aouadène paru aux éditions El Kalima.

Riccardo Nicolaï, un écrivain italien qui vient de publier dans son pays un roman sous le titre «Ali Piccinin, un mortegiano pascia di algeri», un livre à la limite entre la vraie histoire et la fiction sur Ali Betchine, un des raïs de la Régence d'Alger La littérature a cette capacité extraordinaire de reconstituer des faits historiques qui remontent même à plusieurs siècles.

La ville de Tlemcen est connue pour les tenues de la mariée «Echedda» et les mariages traditionnels, où l'on voit hommes, femmes, jeunes et moins jeunes chanter en chœur. Dans cette ville, l'andalou s'apprend naturellement en famille. 

A Tlemcen, le chant andalou est tellement pratiqué qu'on peut facilement trouver des chanteurs très doués avec de très belles voix et qui ne rêvent jamais de devenir célèbres.
Pour eux, la chanson est quelque chose de naturel qui se pratique quotidiennement.
D'ailleurs, les chanteurs de hawzi, venant d'autres villes telles qu’Alger ou Blida, pour animer des soirées de mariage s'étonnent de voir tous les invités, femmes et hommes, chanter avec eux en chœur.
Ces derniers connaissent pratiquement toutes les chansons. Il faut rappeler que Tlemcen a toujours eu de grands maîtres de l'andalou et du hawzi, et certains d'entre eux, bien qu'ils aient de grandes connaissances n'ont jamais été intéressés par les enregistrements de disques et la célébrité préférant se consacrer à la formation des jeunes.

Bensari, le grand maître
Si aujourd'hui, Tlemcen est représentée surtout par des chanteurs et chanteuses tels que Brahim Hadj Kacem, Meriem Benalla et le maître du hawzi Mohamed Ghafour, cette ville nous fait toujours penser à Cheikh Larbi Bensari qui, paraît-il était le dernier à connaître les 24 noubas de l'andalou. Certains musicologues ont affirmé que l'histoire de l'existence des 24 noubas n'est qu'une légende, d'autres y croient toujours. Né en 1872 (ou avant ?) Larbi Bensari n'aurait pas été invité par les premiers directeurs de la RTA à enregistrer.
Les motifs sont inconnus. Ils ne savaient peut-être pas que c'était une urgence d'enregistrer le grand maître avant sa disparition. Il faut dire aussi, qu'à cette époque, les producteurs avaient trop délaissé notre patrimoine au profit des chansons égyptiennes qui étaient à la mode.
De Tlemcen, le grand public ne connaît pratiquement qu’Abdelkrim Dali pour ses passages réguliers à la télévision le jour de l'Aïd.
Découvert par Cheikh Omar Bekhchi, Dali avait été encouragé par Abdesslam, le frère de Larbi Bensari qui l'encouragera et l'invitera à faire partie de son orchestre.
Très doué, le jeune Abdelkrim montrera ses capacités vocales en reprenant des chansons d’Oum Kelthoum et de Mohamed Abdelwahab en vogue à l'époque. Par la suite, il sera remplacé par Rodhouane le fils le plus doué de Larbi Bensari.
Il fera alors partie de l'orchestre de Cheikha Tetma qui ne cessait de faire parler d'elle.
La rupture avec Larbi Bensari est motivée par le fait que le grand maître a choisi son fils Redhouane pour l'accompagner au Congrès de la musique arabe au Caire en 1932.
Ce choix n'est sûrement pas motivé par le népotisme, car les mélomanes reconnaissent que Redhouane est le plus grand chanteur tlemcénien après Cheikh Larbi. Mahieddine, qui ne ratait jamais l'occasion d'enrôler dans sa troupe les artistes montants, remarque Dali lors d'une tournée et l'encourage à enregistrer son premier disque en 1930. En 1938, il fera une longue tournée à travers le territoire avec «Les tournées Mahieddine» et, en 1940, Boudali Safir, alors directeur des programmes arabes de la radio, l'invite à participer aux concerts de l'orchestre andalou. En 1952, il deviendra définitivement membre de cet orchestre. Après l'indépendance, il chantera lors des semaines culturelles algériennes à l'étranger et donnera des cours au conservatoire d'Alger, puis à l'Institut national de musique.
Comme le grand maître Larbi Bensari, Dali jouait de plusieurs instruments mais préférait s'accompagner au luth.

Tetma, parmi les meilleures
Tetma qui est enterrée au cimetière de Sidi M' hammed à Belouizdad (Alger) sera parmi les meilleures chanteuses de hawzi aux côtés de Fadhila Dziria et Meriem Fekkai dite El Bessekria. Mâalma Yamna restera, bien sûr, inégalable.
D'après de grands maîtres de l'andalou, notamment Sadek Bédjaoui, la plus grande chanteuse depuis Yamna est Nassima qui a été la première femme à enregistrer une nouba complète au début des années 1970.
Il faut dire qu'il est très difficile d'écrire l'histoire de la musique de Tlemcen sans oublier quelques maîtres, car la ville connaît de nombreux chanteurs et musiciens qui n'ont pas eu la chance ou, n'ont pas voulu être médiatisés. En tout cas, à Tlemcen, certains noms tels que Sekkal, Bekhchi, Dib et Brixi sont très connus.
Dans cette ville, les associations et les artistes foisonnent. La musique andalouse est pratiquée dans la plupart des familles.
D'ailleurs, lors des fêtes familiales, les chanteurs n'ont pas besoin de chorale.
Tous les spectateurs connaissent les textes et prennent un plaisir à suivre la mélodie.

Bari Stambouli

Arts et culture organise ce week-end des soirée musicales avec plsuieurs chanteurs de chaâbi. 

Le 11e Festival international de musique andalouse et des musiques anciennes (FestivAlgérie), dédié à la mémoire de la légende du malouf, Mohamed Tahar Fergani, récemment disparu, a pris fin dimanche à l'Opéra Boualem-Bessaiah (Alger).

Le professeur Ahmed Cheniki qui enseigne à l'université d'Annaba est parmi les plus grands spécialistes du théâtre arabe et africain. Ce critique reconnu a accepté de répondre à nos questions sur l'état du théâtre en Algérie.

Dans un spectacle exceptionnel d'une durée d'1h 30, la belle et talentueuse cantatrice Amel Brahim Djeloul a décidé faire redécouvrir aux spectateurs le conte Qamar Al Zâman et la princesse Boudour, extrait du légendaire roman Les Mille et une nuits, le 25 janvier à 19h30 à l'Opéra d'Alger Boualem Bessaih.

Dans le cadre des rencontres intitulées Conjonction organisées par le Théâtre national Algérien (TNA) et consacrées au lien entre le Roman et le théâtre, une conférence à été donnée hier par Nadjib Stambouli. En marge de cette rencontre, l'écrivain et critique de théâtre a accepté de répondre à nos questions.

A votre avis, pourquoi il n'y a pas de connexion entre la littérature algérienne contemporaine et le théâtre ?
En réalité, il n'y a aucune raison pour qu'il y ait un lien organique entre ces deux univers différents. Mais ces deux univers appartiennent tout les deux au même monde de la création. Un écrivain de romans obéit aux règles littéraires de la littérature et de la construction romanesque, et un auteur dramatique obéit à d'autres critères, totalement différentes. Ce sont deux univers différents. Que des écrivains soient présents dans l'univers théâtral, ils sont les bienvenus, mais ce n'est pas une obligation. Ça peut être un devoir intellectuel. C'est une bonne chose que des écrivains fréquentent le monde du théâtre et du spectacle, mais ce n'est pas la fin du monde s'ils ne le font pas.

Actuellement, le monde du théâtre vit une crise de texte. Pourquoi les metteurs en scène n'adaptent pas des romans de la nouvelle génération d'écrivains qui font succès ?
En réalité, il y a des textes en jachère. Mais le problème d'absence de texte n'est pas en réalité du tout nouveau. On a l'impression que c'est un nouveau problème, mais ces questions, on se les posait au début des années 1980 déjà. Mais à l'époque, il y avait l'adaptation du répertoire universel et, grâce à ça, il y a eu des pièces de théâtre qui ont été montées dans un registre très vaste. Il y avait des pièces américaines, européennes et autres. Quand on dit qu'il y a un manque de texte, il faut savoir que personne n'a de solution. Ce n'est pas avec une décision politique, ou en finançant des gens qu'on fabrique des pièces. Ce n'est pas quelque chose qu'on fabrique. C'est connu, même dans le passé. Il y a eu des expériences à l'époque qui ont réussi, tel Benguettaf qui été à la base comédien. Il y a des pièces algériennes écrites par des algériens, tel Kateb Yacine, Alloula ou Rouiched ou montées par des théâtres régionaux et qui peuvent nourrir l'activité théâtrale algérien et qui peuvent être montées à nouveau ou adaptée ou laissées telles qu'elles. Le jour où il y aura de nouveaux auteurs dramatiques, il y aura de nouvelles pièces, mais pour le moment, on ne peut que se lamenter.

Mais pourquoi il y a eu ce recul à votre avis ?
Personnellement, cela fait 15 ans que je ne vais plus au théâtre. Normalement je ne devrais pas m'exprimer sur la situation du théâtre, mais il me semble que l'intrusion de l'arabe littéraire a fait fuir le public. Si le théâtre avait son public en Algérie. Des gens venaient des quartiers populaires et les théâtres affichaient complets durant des mois, et pas seulement durant les générales comme c'est le cas aujourd'hui. C'était grâce au langage populaire qu'on utilisait dans les textes. C'est la langue que comprend le peuple. Aujourd'hui, des metteurs en scènes montent des pièces en arabe classique littéraire, avec une arrière pensée, rien que pour se faire programmer dans les pays du Golfe. Ils sont en train de détruire à jamais le théâtre algérien ! Parce que, quand on fait fuir le théâtre, c'est facile de le faire fuir en 5 ans maximum, mais pour le faire revenir, il faut des décennies. Pour cela, il faut partir sur de bonnes bases. Par nature, il faut essayer d'être optimiste, mais à la seule condition d'avoir à l'esprit que le théâtre ne peut pas exister sans le public, et qu'il n'y aura pas de public sans le langage qu'il comprend, et qui est l'arabe populaire. C'est le langage qu'il comprend. L'arabe classique est un langage merveilleux, mais on n'a qu'à voir ce qui se passe ailleurs, par exemple en Egypte ou au Liban. Il y a un théâtre très riche dans ces pays, mais ce n'est pas en arabe classique qu'ils le font. C'est ce qui a été le cas du théâtre algérien à une certaine période.


Entretien réalisé
par Arezki Ibersiene

C'est une exposition de l'artiste française Aurore Vinot, qui se tiendra à partir du 21 janvier à la villa Abdeltif, à Alger.

«L'étoile filante», une sculpture de l'artiste français, Félix Maurice Charpentier (1858-1924), sera exposée au Musée public national de Tébessa, après avoir demeuré cachée depuis 1990, apprend-on mercredi de l'administration de cet établissement.

L'exposition d'art pictural de Mohamed El Kamel Zoughaïlech, qui se tient jusqu'au 31 décembre à la galerie Aïcha-Haddad (Alger), est un vibrant hommage au patrimoine.

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