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La mission de l’ONU au Mali (Minusma) renforce ses effectifs dans ce pays, après la série d’attentats enregistrés.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a approuvé hier l'envoi de 2500 casques bleus et policiers supplémentaires pour assurer le maintien de la paix au Mali, pays touché récemment par une série d'attaques des groupes extrémistes.
Le renforcement des effectifs de la mission de l’ONU au Mali, décidé dans le cadre du projet de résolution présenté par la France, a obtenu l'approbation des quinze pays siégeant au Conseil de sécurité.
La Minusma doit «prendre toutes les mesures pour accomplir son mandat et adopter une meilleure stratégie», estime le conseil.
La résolution fait passer l'effectif autorisé des Casques bleus à 13 289 soldats (au lieu de 11 240) et 1920 policiers (contre 1440).
Le contingent de la Minusma est régulièrement ciblé par des attaques d’extrémistes dans le nord du pays. Déployée depuis juillet 2013, c’est la mission de maintien de la paix de l’ONU la plus coûteuse en vies humaines depuis la Somalie en 1993-1995.
Le Mali enregistre des attentats perpétrés par Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) contre les forces de la mission onusienne dans ce pays.
Le mouvement Ançar Eddine a revendiqué des attaques contre les forces de l’ONU.
Le Mali a connu des heurts armés opposant l’armée gouvernementale et les rebelles touaregs.
Le gouvernement du Mali et la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) ont paraphé l’Accord d’Alger pour la paix et la réconciliation au Mali.
Alos qu’Ançar Eddine n’a pas paraphé cet accord, des organisations comme Aqmi, qui ne sont pas concernées par la réconciliation initiée, tentent d’obtenir l’échec de cet accord.
Le Conseil de sécurité de l’ONU exigé hier aux signataires d’accélérer l'application de l'Accord d’Alger afin que les populations du pays puissent bénéficier concrètement des avantages de la paix.
Depuis un an, la Minusma a eu 27 soldats tués et 112 blessés. L’accélération de l’application de l’Accord d’Alger favoriserait la réinstauration de la paix et la lutte contre les extrémistes, adversaires du gouvernement du Mali et de la CMA.
Cet accord permettrait la relance de l’économie au bénéfice du peuple malien, une fois la paix réinstaurée, et la défaite d’Aqmi réalisée.
Pour ce qui est de l’aspect socioéconomique, l’amélioration des conditions de vie des populations locales aiderait à lutter contre les discours radicaux des extrémistes d’Aqmi.


Mounir Abi