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Pour la deuxième nuit consécutive, des dizaines d'émeutiers ont ciblé les représentants de forces de l'ordre dans le quartier de la Roseraie, à Angers. Au total, 12 personnes ont été interpellées dans la nuit du 14 au 15 février. Dans le quartier de la Roseraie, à Angers, les manifestants ont visé les forces de l'ordre pour la deuxième nuit consécutive.

Selon les témoignages, les vitres de deux véhicules de police ont été brisées et deux fonctionnaires ont été transportés au CHU afin d'y effectuer des contrôles. Deux individus, un mineur et un majeur, ont été interpellés et placés en garde à vue. L'un des jeunes garçons a été surpris en train de tenter de mettre feu à un arbre. L'autre est soupçonné d'avoir participé à la dégradation d'un abribus. Pour le moment, aucun blessé n'a été signalé. Depuis plus de dix jours, des émeutes agitent différentes banlieue en Ile-de-France ainsi qu'en province, en marge de manifestations de soutien au jeune Théo, victime présumée de violences policières lors d'une arrestation à Aulnay-sous-Bois le 2 février. Le jeune homme de 22 ans, grièvement blessé au niveau du rectum, affirme avoir été violé, au moyen d'une matraque télescopique, par l'un des agents ayant procédé à son arrestation. 

L'Igpn, de son côté, après examen d'images de vidéosurveillance, qu'il avait été question d'un «accident grave et réel» mais non d'un viol. Le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux a condamné le 13 janvier «toutes les violences» et a appelé au «calme», après les émeutes de ces derniers jours en banlieue parisienne. «J'appelle au calme», a-t-il déclaré. «J'appelle à la responsabilité, à la sérénité, à la confiance dans la justice», a-t-il ajouté, tout en prévenant qu'il serait «intraitable avec tous les casseurs». Si la police affirme constater une baisse «significative» des incidents nocturnes, il reste qu'au moins 12 personnes ont été interpellées sur le territoire français dans la nuit du 14 au 15 février, dont neuf en Ile-de-France.
Au total, 245 interpellations ont été recensées depuis le début des violences urbaines le 4 février, débouchant sur 236 gardes à vue, dont 168 à Paris et dans les trois départements de la Petite couronne (Seine-Saint-Denis, Hauts-de-Seine et Val-de-Marne), selon le dernier bilan du ministère de l'Intérieur.