29-12-2010
Desertec sans l'Algérie rien ne peut se faire

Après des hésitations et d'intenses négociations, l'Algérie a fini par exprimer son avis favorable à la participation au fameux projet Desertec de production d'énergie solaire dont une partie sera exportée vers le marché européen.

L'annonce a été faite à la mi-décembre par le chef de l'Etat, Abdelaziz Bouteflika, lors de sa visite en Allemagne. Le président de la République avait annoncé qu'une commission sera installée pour étudier les conditions de participation de l'Algérie à la réalisation de ce projet. Une décision qui a été applaudie par les industriels allemands et européens, eux qui comptaient beaucoup sur l'implication algérienne.

L'Europe a besoin en effet d'une énergie propre du plus grand Sahara au monde. Cette réalisation devra fournir 15% de l'énergie consommée en Europe en 2025. Le prix à payer est cependant faramineux. Le montant  s'élève à 400 milliards d'euros à dépenser en l'espace de quarante ans.

La contribution de l'Algérie est très attendue, étant donné sa situation financière favorable, et la crise qui a mis à genou les pays européens. Rien n'a été encore décidé, selon le Premier ministre Ahmed Ouyahia, mais l'Algérie s'engage aujourd'hui dans une position de force, qui lui permet de prendre uniquement ce qui l'intéresse.

Les premières exigences sont d'ores et déjà connues, à savoir les productions des équipements sur le sol algérien, la formation des techniciens, le coût et les parts sociales à prendre, ainsi que les profits. D'autres obstacles devraient être aussi surmontés.    

F. B.