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21-02-2011

Nutrition

Le café ennemi ou ami ?

Besoin d'un coup de fouet, de tonifier son corps ou son intellect… Dans ces cas-là, nous sommes nombreuses à nous jeter sur «un petit café» pour nous réveiller. Effet réel ou psychologique ?  Le café est une molécule de la famille des alcaloïdes, comme la cocaïne. C'est donc une molécule puissante qui, à petites doses, possède des effets intéressants :

elle stimule, accroît la vigilance, retarde l'apparition de la fatigue, favorise l'endurance, une meilleure coordination et une meilleure digestion, agit sur la diurèse (élimination des urines)… Mais, en excès, elle peut provoquer des effets désagréables comme des palpitations chez certaines personnes. La tolérance est variable d'une personne à l'autre.

Avec le café, il n'y a pas d'effet d'addiction prouvé. Certains individus disent qu'ils ne peuvent pas «démarrer» leur journée sans un café et affirment se sentir mieux dès qu'ils en ont avalé une tasse. Or la caféine a besoin de 15 à 20 minutes pour commencer à agir, et il y a sans doute un large effet psychologique. Il est aussi tout à fait possible d'arrêter sa consommation de café sans effet «de manque».

La caféine traversant la barrière du placenta (avec des effets sur le système nerveux du fœtus), mieux vaut se passer de café ou n'en boire qu'une tasse par jour. Le café apporte des polyphénols (200 à 500 mg par tasse de 15 cl de café filtre). Certaines études montrent que ces composés antioxydants joueraient

un rôle protecteur et préventif dans le diabète de type 2, la maladie de Parkinson et un certain nombre de cancers, en particulier du système digestif. Par ailleurs, la caféine semble montrer des effets protecteurs sur la mémoire chez les femmes de plus de 65 ans (à partir de trois tasses de café ou six de thé, comparé à des femmes qui ne boivent qu'une tasse de café ou moins).