16-10-2011
En raison d'une opposition de la population
Le projet de réalisation d'un CET à Boubhir à l'arrêt

Si deux centres d'enfouissement techniques intercommunaux ont pu être réalisés à Dra Sachem, dans la région de Draâ el Mizan et un autre à Ouacifs, ce n'est guère pareil pour d'autres qui sont toujours bloqués. C'est le cas  de celui qui devait être  réalisé à  Boubhir, dans la région d'Illoula Oumalou. Après plus d'une année du lancement du projet, les travaux sont toujours à l'arrêt, suite à l'opposition farouche de la population qui refuse toujours de permettre le redémarrage des travaux.

Le lieu qui devait abriter ce centre est la principale raison  de cette opposition. Le site est en effet situé à quelque 300 mètres du village de Boubhir, dans une zone de glissement de terrain, à proximité d'un forage, d'une école, d'un stade et d'un établissement de soins.

Un autre CET, doté d'une enveloppe de 40 milliards de centimes, qui devait être réalisé au lieudit Chréa près du village El Kelaâ à Tigzirt, connaît le même sort et est aussi sujet à une opposition des villageois.  

Il est à rappeler à ce propos qu'il a été prévu la réalisation de 18 CET et décharges publiques contrôlées avant la fin 2010 dans de nombreuses  communes à l'instar de celles de Freha, Mizrana, Souk El Tenine, Iferhounène, Tizi n'tlata, Ouadhias, Boudjima, Bouzeguène, Zekri, Ath Yanni, Ath Douala, Ath Aïssi, Ath Zmenzer, Aït Mahmoud, Idjeur, Boghni,

Larbaâ Nath Irathen et Tadmaït avec, comme objectif final, de créer des plateformes de tri et de recyclage (déchetteries). Seulement ce programme n'a pu être concrétisé pour diverses raisons dont les principales sont liées aux oppositions. Du coup, c'est toute la problématique de la gestion des déchets qui reste posée sérieusement et  l'environnement qui prend un sacré coup, sachant que sur les 300 000 tonnes de déchets produits annuellement au niveau de cette wilaya,

25% représentent les déchets d'emballage (plastique, verre, acier…) alors que les  60% restants sont des matières organiques en plus des déchets hospitaliers. Les décharges sauvages se comptent par milliers et se multiplient à travers villes et villages. Avec un nombre d'habitants qui dépasse le million deux cent mille, la wilaya de Tizi Ouzou est parmi les plus polluées du pays. Elle constitue, à elle seule, un véritable «gisement»  d'agents pollueurs.   

Des sites écologiques comme celui du Sébaou
sont menacés de disparition, d'autres réserves de biosphère à l'instar du Parc national du Djurdjura sont également touchées par la pollution. En résumé, c'est l'environnement qui est en sursis.