19
Jeu, Oct

Actualité
Typography

Le gel des grands projets pris dans le cadre de l'application des mesures d'austérité prônées par le gouvernement continue de susciter la colère de la population.

 

Inscrits à l'actif de la wilaya depuis de très longues années, à l'époque de l'embellie financière qui a permis partout à travers le pays de développer les transports, de multiplier les capacités hydriques, de faire bénéficier du confort du gaz naturel les contrées les plus reculées, ces projets n'ont jamais vu le jour. Il est admis aujourd'hui que si les responsables à divers niveaux local et central avaient conjugué leurs efforts, de nombreuses opérations de développement auraient pu être réalisées. Des projets retenus dès 2010 dans le cadre du plan quinquennal ont traîné pour des raisons qui demeurent inconnues jusqu'à ce que l'austérité les rattrape. Initialement prévu à Oued-Ghir pour une autorisation de programme qui avoisine les 10 milliards DA, l'implantation a suscité les convoitises de beaucoup de communes situées aux alentours du chef-lieu de wilaya, car chacune voulait l'accueillir sur son territoire, eu égard à l'impact sur son développement qu'induirait cette infrastructure. En février 2014, soit quatre années plus tard, Abdelmalek Boudiaf, le ministre de la Santé en visite dans la wilaya, avait indiqué que «le choix du terrain sera effectué par une commission nationale neutre qui se déplacera d'Alger à cet effet. Quant aux travaux de réalisation de ce CHU, ils démarreront officiellement en mai prochain». Le ministre lui-même ne cachait pas donc que le projet était l'otage d'intérêts. Au mois de juin de la même année, la commission déplacée d'Alger avait opté définitivement pour Djebira, une localité située à un battement d'ailes de l'aéroport Abane Ramdane, dans la commune de Boukhelifa. Mais avant même que l'étude ne soit lancée, l'espoir s'envole en 2015 avec l'instruction du premier ministre qui recommande de reporter les projets qui ne sont pas encore lancés. Lors de la campagne électorale passée, Ahmed Ouyahia a reconnu publiquement à Béjaïa que «le projet de CHU a été perdu pour cause de tergiversations sur le lieu d'implantation». Beaucoup d'opérations de développement de l'envergure du CHU ont connu le même sort. Le projet de tramway estimé à 3 milliards DA, le téléphérique, inscrits également à la même période et dans le même cadre, sont définitivement annulés ou gelés, selon la formule toute trouvée du gouvernement. Dans le secteur du transport, seul le projet structurant de dédoublement du chemin de fer entre Béni-Mançour et Béjaïa semble pour le moment en bonne voie. «L'étude est en cours et avance sans encombre», rassure-ton du côté de la direction des transports. Mais là encore, et pour d'autres raisons, le projet a failli passer à la trappe. Et pour cause, les dizaines de riverains de cette voie ferrée se sont opposés farouchement au lancement de la première étude qui prévoyait la démolition de leurs maisons et de certaines constructions abritant des activités économiques. Les protestataires ont obtenu la révision du tracé initial en certains endroits.

A la recherche de terrains

Le bureau d'études espagnol est à pied d'œuvre sur le terrain depuis presque une année et rendra sa copie prochainement. Ce programme fait partie d'un schéma global de développement de la région avec la réalisation de deux parcs industriels et d'une pénétrante autoroutière. A propos de zones industrielles, il faut relever que sur ce plan aussi, les choses ne sont pas tirées au clair. Et les investisseurs en quête de terrains s'impatientent. Sur les deux parcs industriels prévus sur tout le territoire de la wilaya, il n'y a que celle d'El-Kseur-Fenaia d'une superficie de 206 hectares qui connaît un début de concrétisation avec la signature récente du permis de lotir, comme nous l'a affirmé le directeur de l'urbanisme et de la construction de la wilaya. A en croire le bulletin d'information de l'Aniref, les travaux d'aménagement sont confiés provisoirement à une entreprise spécialisée. La zone industrielle de Béni-Mançour, à 75 km de Béjaïa, beaucoup plus importante sur le plan commodités (grande gare ferroviaire qui dessert l'est et la capitale et le port de Béjaïa), de par sa situation géographique (proche de Bouira, BBA, Msila) n'a pas encore connu un début de lancement. «L'étude de ce parc industriel est inscrite au niveau de l'Aniref», a révélé au Temps d'Algérie le directeur des mines et de l'industrie, Mohamed Laid Hamzaoui. Notre interlocuteur a soutenu que l'ère des études bâclées aux conséquences désastreuses en termes de coûts et de délais est révolue. «Une étude doit être exécutée de manière à éviter toute réévaluation des coûts de l'opération», insiste le directeur des mines et de l'industrie.
Mais aucune date n'a été avancée pour le lancement effectif de l'étude. Nos tentatives de joindre l'Aniref pour en savoir plus sont restées vaines. Dans la même localité et à proximité même de ce parc industriel est projeté un complexe pétrochimique. Qui ne verra sans doute jamais le jour pour les mêmes motifs. Le vent de la crise n'a pas épargné non plus le secteur de la jeunesse et des sports. Plusieurs infrastructures prévues dans le plan quinquennal sont en effet annulées. Le projet de stade très attendu par les sportifs de la région est renvoyé aux calendes grecques. D'une capacité de 40 000 places, ce complexe sportif, dont le coût a été estimé à 13 milliards DA, devait être implanté à Boumensour, dans la localité de Oued-Ghir. Le wali de l'époque, Hamou Touhami avait lui-même annoncé, en pleine tourmente économique, fin juin 2015, que le marché de réalisation de ce stade avait été confié au groupe algéro-portugais Marti-Metal. Le stade qui a fait rêver les fans des clubs de la capitale des Hammadites a été lui aussi rattrapé par les effets de l'austérité. Et c'est un ministre de la jeunesse et des sports très contrarié qui a répondu à ce propos aux journalistes lors de sa récente visite à Béjaïa. «Au même titre que de nombreuses opérations de développement, le projet de stade de 40 000 places est gelé», dira El Hadi Ould Ali aux correspondants de la presse locale. «Gelé ne veut pas dire annulé», a cru bon de rectifier à propos du projet de tramway, Boudjemaa Talai lors de sa visite. Une sémantique dont abusent bien des ministres et des responsables locaux mais qui ne convainc pas grand monde ici à Béjaïa.

A. Arab

Votre Edition Numérique

 

facebook

Météo

Algiers Algeria Showers, 15 °C
Current Conditions
Sunrise: 7:0 am   |   Sunset: 6:6 pm
92%     17.7 km/h     33.898 bar
Forecast
JEU Min: 13 °C Max: 21 °C
VEN Min: 11 °C Max: 22 °C
SAM Min: 15 °C Max: 24 °C
DIM Min: 12 °C Max: 25 °C
LUN Min: 13 °C Max: 21 °C
MAR Min: 10 °C Max: 23 °C
MER Min: 12 °C Max: 24 °C
JEU Min: 9 °C Max: 25 °C
VEN Min: 12 °C Max: 26 °C
SAM Min: 12 °C Max: 24 °C
Oran Rp Algeria Blustery, 20 °C
Current Conditions
Sunrise: 7:13 am   |   Sunset: 6:21 pm
86%     51.5 km/h     33.898 bar
Forecast
JEU Min: 17 °C Max: 21 °C
VEN Min: 17 °C Max: 24 °C
SAM Min: 12 °C Max: 25 °C
DIM Min: 13 °C Max: 26 °C
LUN Min: 14 °C Max: 25 °C
MAR Min: 13 °C Max: 25 °C
MER Min: 12 °C Max: 26 °C
JEU Min: 12 °C Max: 26 °C
VEN Min: 13 °C Max: 26 °C
SAM Min: 12 °C Max: 26 °C
Annaba Algeria Mostly Cloud (day), 24 °C
Current Conditions
Sunrise: 6:41 am   |   Sunset: 5:46 pm
58%     11.3 km/h     33.864 bar
Forecast
JEU Min: 18 °C Max: 28 °C
VEN Min: 17 °C Max: 21 °C
SAM Min: 16 °C Max: 23 °C
DIM Min: 15 °C Max: 23 °C
LUN Min: 16 °C Max: 21 °C
MAR Min: 16 °C Max: 21 °C
MER Min: 13 °C Max: 21 °C
JEU Min: 13 °C Max: 21 °C
VEN Min: 12 °C Max: 22 °C
SAM Min: 12 °C Max: 22 °C