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quatre années après le lancement du programme aadl 2013

Les souscripteurs au programme AADL 2013 sont dans le désarroi total. Ils sont quasiment dans l’expectative et ne percoivent aucun signe d’évolution quant à leur demande de logement.

En effet, quatre années se sont déjà écoulées sans qu'il y ait la moindre évolution de leurs situations. Le dossier de l'AADL 2013 n'a pas connu d'évolution notable.
Il y a eu seulement le lancement de l'opération de paiement de la deuxième tranche pour un nombre limité de souscripteurs durant le mois de juin dernier.
Depuis, une succession de décisions et de déclarations sont venues jeter le doute sur la réalisation de ce programme d'habitat, notamment au niveau des grandes villes du pays où la demande enregistrée est très importante.
Le nouveau ministre de l'Habitat, Abdelwahid Temmar a affirmé récemment que la relance de tous les projets à l'arrêt à travers le territoire national est une «priorité». Il a évoqué les projets de l'AADL en rassurant «tous les citoyens que la plupart des programmes seront concrétisés».
Il a précisé aussi que les souscripteurs ayant fait un versement bénéficiera d'un logement. Mais dans les faits, les choses ont évolué autrement. Il y a une semaine le même responsable a soutenu que les projets de construction de logement ne seront plus confiés aux sociétés étrangères, mais aux promoteurs nationaux.
Cette déclaration a surpris les postulants au programme AADL, car les projets de cette formule sont réalisés principalement par les entreprises chinoises et turques. En prenant la décision de solliciter les entreprises locales, le gouvernement a suscité l'inquiétude chez les souscripteurs. Ces derniers craignent et s'interrogent sur les capacités des entreprises locales devant réaliser ce type de projet.
En outre, la décision d'augmenter les prix du logement AADL prise, récemment, par les autorités a étonné plus d'un.
Les éléments de calcul du coût de construction et du prix de logement destiné à la location-vente (AADL) ont été fixés par un arrêté interministériel publié dans le Journal officiel n°55.
Selon ce texte, daté de juin 2017, le coût de réalisation du logement destiné à la location-vente est fixé à raison de 50.000 DA le mètre carré du logement et de 589.000 DA par logement pour les voiries et réseaux divers (VRD).
Le bénéficiaire peut solliciter l'aide frontale de l'Etat fixée à 700.000 DA.
Parallèlement à la parution de ce texte réglementaire, le DG de l'Agence nationale de l'amélioration et du développement du logement (AADL) Mohamed Tarek Belarbi a été limogé de son poste à la mi-octobre 2017. Cette décision a suscité des interrogations d'autant plus que ce responsable a été nommé à ce poste en avril 2015. Pour les souscripteurs, il est clair que ce programme va encore trainer et ne connaîtra pas une évolution au rythme normal d'un projet public.
Déjà quatre ans se sont écoulés sans qu'il y ait aucune livraison à ce jour. Le ministre de l'Habitat qui est chargé de la concrétisation de ce programme est fortement attendu et devra donner plus de précisions à ce sujet. Des souscripteurs sont aujourd'hui sceptiques. Ils redoutent la réédition du scénario des postulants de 2001, abandonnés pendant plus de 15 ans avant d'être logés dernièrement.


Samir Malek