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Bedoui annonce la révision des codes communal et de wilaya avant la fin du premier semestre 2018

Pour donner plus de prérogatives aux élus, la loi relative aux codes communal et de wilaya sera révisée. Son adoption est prévue avant la fin du premier semestre 2018, a annoncé, hier, le ministre de l'Intérieur, Noureddine Bedoui.

Intervenant sur les ondes de la chaîne III de la Radio nationale, le ministre a indiqué que le texte relatif à la révision du code communal et de wilaya sera adopté avant la fin du premier semestre 2018, précisant que le processus de réformes engagées par le secteur «entame sa dernière phase». Le ministre a précisé à ce propos que d'autres projets sont en cours de préparation et qui auront pour objectif d'affiner davantage les mécanismes d'organisation et de déroulement des prochains scrutins. Le ministre affirme encore qu'un projet de loi portant démocratie participative consacrée par la Constitution se trouve actuellement au niveau du gouvernement pour examen avant sa présentation devant le Parlement. Durant la campagne électorale qui s'est achevée hier à minuit, plusieurs responsables politiques ont relevé le manque de prérogatives des élus, réduits à «gérer les cantines scolaires», et ont réclamé des «marges de manœuvre» qui leur permettront entre autres de mieux répondre aux attentes des citoyens. Si l'annonce de l'adoption des codes communal et de wilaya est en elle-même une bonne chose, reste à connaître la «profondeur» de la révision de ces textes, désuets pour beaucoup d'observateurs. Pour ce qui est du prochain scrutin qui devait débuter aujourd'hui dans les régions éloignées du sud, comme le stipule la loi, Bedoui a assuré qu'il sera «transparent». M. Bedoui a affirmé que la constitution garantit l'organisation d'élections «responsables et libres» dans lesquelles le citoyen trouvera la voix qu'il aura exprimée dans l'isoloir, ajoutant que la loi organique «fait obligation à tous les intervenants dans l'opération à œuvrer pour des élections transparentes». M. Bedoui a rappelé, dans ce sens, le rôle assigné à la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE) qui accompagne les pouvoirs publics et l'administration dans le processus de vote. Il a aussi soutenu que la disposition réglementaire contenue dans la loi électorale et obligeant les partis politiques à obtenir 4% des suffrages lors des élections précédentes pour pouvoir postuler «est très positive» dans le sens où elle a permis de voir une dynamique au sein des partis, faisant également remarquer une progression (+10%) en matière de listes déposées comparativement aux élections locales de 2012.
Revenant sur la campagne électorale, M. Bedoui a indiqué qu'elle a été une occasion pour que «les préoccupations du citoyen s'expriment dans la proximité», qualifiant cela de «très important», dans la mesure où «le débat et l'écoute participent à ancrer la démocratie participative au niveau local», soulignant par la même occasion que la tenue des élections est régie par des «dates constitutionnelles». M. Bedoui a par ailleurs évoqué en filigrane les élections présidentielles de 2019 qui se sont invitées durant la campagne, exhortant les acteurs politiques, sans les nommer,  à «une culture de respect des dates de chaque élection». M. Bedoui, en rappelant que «les élections présidentielles auront lieu en 2019», répond ainsi à ceux qui ont demandé l'application de l'article 102 de la Constitution et ont appelé à des élections présidentielles anticipées. Enfin, M. Bedoui assure à propos du déroulement du scrutin que son département est «totalement prêt» pour cette consultation. M. Bedoui a annoncé que suite à la révision annuelle du 1er au 31 octobre, le corps électoral compte 22.878.056 électeurs, précisant que ce chiffre «demeure provisoire car nécessitant sa consolidation commune par commune», promettant de «donner dans quelques jours le chiffre exact du corps  électoral». Interrogé sur l'abstention, Bedoui a estimé qu'il s'agit d'un «phénomène et une réalité qui s'expriment partout à travers le monde».


Amar Ighil