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Sam, Mar

Musique
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Avec des chansons typiquement du terroir local accompagnées de flûtes ou d'instruments modernes : synthétiseur et guitares électriques, Cheb Brahim Chaoui, fils de Mohamed Ounissi, le grand chanteur et parolier des années 1980, emballe le public comme le faisait son père à son époque.

En seulement deux albums, ce jeune chanteur s'est imposé comme un artiste aurassien à part entière. Actuellement, les villes des Aurès parlent de ce jeune artiste qui, à l'instar des chanteurs de son âge, a réussi à se construire une carrière solide et à gagner des galants. Le Temps d'Algérie l'a rencontré à Bouakal, où il habite, et nous l'avons sollicité à nous parler de sa vie de chanteur. Il n'a pas hésité à se découvrir au lecteur. Brahim Chaoui (Ounissi Brahim) découvre la musique aurassienne très jeune. Il commence à chanter à l'école primaire du quartier Bouakal à l'âge de 8 ans, puis au collège d'enseignement moyen du même quartier. Ses professeurs d'activités culturelles et de musique sollicitaient ses services pour animer les journées des fêtes nationales, religieuses, ou culturelles qu'animaient les établissements scolaires. Les enseignants et les parents de l'adolescent n'avaient rien pu pour qu'il poursuive ses études, parce qu'il avait un penchant artistique. D'ailleurs, alors qu'il était adolescent, il a bradé son cartable et abandonné ses études pour s'adonner carrément à la musique et au chant aurassien (berbère et arabe). Le chanteur révèle qu'il était monté sur scène pour la première fois en 2009, lors d'une fête de mariage. «L'occasion m'était venue de monter sur scène pour chanter dans une fête et je ne l'ai pas ratée. Le succès acquis auprès du public m'a encouragé à récidiver et à renouveler mes expériences au niveau local», confie-t-il. Au fond de lui, il n'attendait que cette occasion pour atteler son char aux étoiles. Encouragé par ses parents, et avec une voix puissante, mais moins aiguë que celle de son père, chaude et envoûtante, qui procure une sensation de bien-être, Cheb Brahim Chaoui ne fait que gagner les galons et il est souvent sollicité à animer les fêtes de mariage, les galas et les soirées culturelles. Tous les jeunes qui l'écoutent et le suivent lui prédisent un bel avenir de chanteur. «Il ne tardera pas à se retrouve dans les plus grands festivals d'Algérie», nous confia un de ses amis. Cette année dans le cadre des activités culturelles, il a sillonné plusieurs villes de l'Est algérien, nous a-t-il appris. Une nouvelle tournée est évoquée. L'essentiel, pour le moment Cheb Brahim chaoui se repose et il a bien mérité ce repos de brave. Une bougie brille pour éclairer la ville de Batna et donner une dynamique à la chanson aurassienne, laquelle est en train d'agoniser ces derniers temps. Depuis, près d’une dizaine d'années, il mène une carrière croissante et ne tardera pas à devenir pour bientôt l'un des artistes aurassien les plus talentueux de sa génération, selon les avis des gens de la localité où plutôt qui le suivent. Les trente années à peine consumées, il compte les tubes à son actif et fait encore l'actualité en 2017. Ce jeune artiste mérite d'être aidé pour que le public algérien le découvre et l'aider à perdurer pour le bien de la région et de la chanson aurassienne d'expression chaouie et arabe.

Aguellid Agguellil