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Sam, Mar

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L'exposition d'art pictural de Mohamed El Kamel Zoughaïlech, qui se tient jusqu'au 31 décembre à la galerie Aïcha-Haddad (Alger), est un vibrant hommage au patrimoine.

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A travers de magnifiques sites et panoramas, l'artiste revisite des lieux enchantés où règnent la sérénité, la quiétude et la douceur de vivre. Par sa palette multicolore, le plasticien a sublimé le Sud du pays avec des vues de la ville de Ghardaïa, ses alentours, sa cité millénaire et son traditionnel souk. Par ailleurs, Alger est aussi magnifiée par la Casbah avec ses «Douirette», ses venelles et ses habitants. A travers ses toiles, cet artiste livre des instantanés de vie aussi bien au Sud de l'Algérie que dans la capitale. Ce sont des scènes de vie comme ces femmes prenant l'air sur la terrasse, à la Casbah, ou cette autre qui roule du couscous ou ces femmes qui déambulent dans des ruelles étroites. En outre, de nombreuses compositions évoquent des oiseaux. A l'évidence, Mohamed El Kamel a une préférence pour la nature. Avec des couleurs chaudes, rouge, marron, vert, ocre, il peint différentes races de volatiles qui semblent frétiller et profiter de la vie... D'un trait subtil et raffiné, il leur donne vie et mouvements. Ses tableaux de petits formats sont très beaux. Pour les grands formats, le plasticien évoque l'habit traditionnel touareg à travers le portrait d'un des habitants du Sahara, ainsi que cet autre qui danse ou qui prépare du thé sur un feu de bois.
Une palette colorée
Mohamed El Kamel Zoughaïlech nous plonge d'emblée dans une atmosphère chaude et conviviale à travers ses tons attrayants et vifs. Sa palette colorée à souhait est ardente et ses thématiques vivantes. Ce qui donne beaucoup de punch à ses compositions. Un seul bémol : il peint sur du papier canson et non sur de la toile, ce qui donne un rendu parfois peu précis.
Par contre, ses nuances sont sublimes et à bon escient. La force de ce plasticien est de donner un rendu vivant tout en mouvement. Ses tableaux empreints de couleurs chatoyantes attirent le regard, dès l'entrée de la galerie, et l'on se projette dans ces multiples espaces que l'artiste a enchantés par son magique pinceau.
A travers cette exposition, on peut capter cette bouffée d'oxygène qui nous manque dans les villes. Le peintre a su avec doigté rendre vivants des moments ineffables de bonheur et de bien-être de ces contrées qui apportent réconfort et apaisement. Un détour à la galerie Aïcha-Haddad s'impose.


Kheira Attouche