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Dim, Avr

Théâtre
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Le Mali a perdu, dimanche, un de ses plus célèbres comédiens, Tènèman Sanogo, auteur de plusieurs oeuvres de théâtre et de cinéma.

La ministre malienne de la Culture a salué un «comédien» et «un sensibilisateur hors pair». Le décès, survenu, dimanche matin, a été annoncé à l'AFP par un membre de sa famille. à sa mort subite, le comédien préparait une tournée à l'intérieur du Mali. «Nous allons l'annuler», a indiqué un membre de la troupe. Selon un de ses proches, le comédien souffrait de diabète, mais gérait plutôt bien sa maladie. Un autre a ajouté que «son décès est survenu brutalement». Samedi, soit une journée avant sa mort, il était sur un plateau de tournage. L'artiste tournait beaucoup et était très sollicité. Ses obsèques étaient prévues pour hier à Bamako. Formé à l'Institut national des arts (INA), Tènèman Sanogo, père de deux enfants, avait été fait chevalier de l'Ordre national du Mali en 1999. Il était surnommé «Lassidan» - déformation de «l'adjudant» en langue bambara -, ou «Zantigui», d'après des personnages qu'il a interprétés dans des pièces de théâtre célèbres au Mali. 

Au cinéma, il a joué dans «Guimba, un tyran, une époque» et «La Genèse» de Cheickh Oumar Sissoko ainsi que «Taafé Fanga» («Le pouvoir du pagne») d'Adama Drabo, entre autres films. «Tènèman Sanogo est mort au moment où on a le plus besoin de lui, parce qu'il avait affirmé sa qualité de grand comédien de théâtre et de cinéma, mais aussi de grand comique», a déclaré à l'AFP Cheick Oumar Sissoko, ex-ministre de la Culture et actuel secrétaire général de la Fédération panafricaine des cinéastes (Fépaci).

R. C.