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Mar, Déc

Dernières Nouvelles

Alors que des films se trouvant en Algérie périssent et disparaissent dans les tiroirs de différentes administrations en Algérie, dans des conditions lamentables, Mihoubi veut récupérer plus d'une centaine de films, pourtant bien conservés en Europe.

Cinquième jour de la 15e édition des Rencontres cinématographiques de Béjaïa, le public est toujours aussi bien servi en belles œuvres cinématographiques venues de partout, mais aussi en débats passionnants avec des professionnels du 7e art qui ne cessent d'affluer en grand nombre à la cinémathèque de Béjaïa.

Lyès Salem est l'un des réalisateurs algériens les plus talentueux actuellement. Il s'est fait connaître avec, notamment, ses deux longs métrages Mascarade et L'Oranais. Présent à Béjaïa dans le cadre des Rencontres cinématographiques de cette ville, pour présenter En face, un court métrage de Jérémie Guez, il a bien voulu répondre à nos questions.

M'hamed Issiakhem, qui nous a quittés il y a 31 ans, était parmi ces artistes qui ne s'expriment qu'à travers leur art. Il était parmi les fondateurs de la peinture moderne algérienne.

Le recueil de nouvelles «La femme de pierre» de Slimane Saadoun, paru en 1989 en Algérie, vient d'être réédité aux éditions Numidie.

L'histoire de l'humanité a été de tout temps jalonnée de guerres et de batailles ayant marqué de leurs empreintes leurs époques et les hommes.

L'ouvrage Un algérien nommé Boumediène d’Ania Francos et de JP Séréni, réédité aux éditions AssNni, revisite le parcours et la vie de l'ex-président de la République, Houari Boumediène, et un pan de l'histoire du pays d'une période donnée.

Insula est le nom d'un duo de musiciens, né d'un projet entre un Algérien et un Martiniquais. Ils se sont rencontrés pour la première fois en 2006 alors qu'ils préparaient une licence de musicologie à l'Université de la Sorbonne de Paris. Redha Benabdallah s'est spécialisé en musique arabo-andalouse et Maher Beauroy en jazz.

 

Invitée par le Festival culturel nord-africain de Mourad Mahamli, la chanteuse Nouara a livré un spectacle impeccable, mémorable et magique à Montréal.


L'artiste Nouara porte bien le nom de la diva de la chanson kabyle, de l'art tout court. Elle l'a magistralement prouvé en ce samedi 30 septembre 2017 à Montréal. Ses 72 ans n'ont pas affecté sa voix. La perte de la vision n'a pas ébranlé son talent et cet amour fou qu'elle porte pour la chanson : «Je pense que, dès que j'ai quitté le ventre de ma mère, j'ai commencé à chanter. C'est un univers magnifique.» Habillée en tenue kabyle, la majestueuse Rose de Kabylie, d'Algérie et de Tamazgha, fait son entrée sur scène comme les grandes artistes de ce monde. La classe et le charisme illuminaient le collège Jean-de-Brebeuf. La salle était bondée de monde. Le public, acquis depuis des lustres à sa voix et à ses chants, s'est levé comme un seul homme pour la saluer et lui témoigner sa reconnaissance. La reconnaissance pour tout ce qu'elle a apporté à la culture kabyle, amazighe malmenée, censurée, mais toujours vivante, rebelle et déterminée à retentir encore et encore dans tous les coins de ce pays berbère : «J'ai donné des spectacles un peu partout en Algérie. Je disais toujours que les quatre coins de ce pays sont à moi et ce pays est amazigh», dira-t-elle entre deux chansons. Accompagnée par un chef d'orchestre amoureux de tout ce que fait Nouara, M. Salem Kerouche, Nouara était confiante et rassurée. Ils travaillent ensemble depuis plus de 10 ans. M. Kerouche, aussi, était rassuré par le travail titanesque qui a été assumé par Rafik Abdeladim et ses musiciens depuis un moment.

L'admiration

Cette fois-ci, Nouara tenait à ce que des jeunes chantent avec elle : «Il faut toujours donner une chance à la relève. Tous les artistes doivent pauser ce geste», a-t-elle souligné lors du passage de la chorale de Zahia Belaïd à ses côtés. Tous les musiciens jouaient avec talent et cœur. Ils étaient tous en admiration devant la diva. Que dire alors de l'animateur Madjid Benbelkacem? Il buvait ses paroles et scrutait tous ses gestes : «Nous sommes vraiment chanceux de l'avoir, de la voir et de la connaître de près», dira-t-il avec une fierté inouïe et un bonheur indescriptible. 
Le spectacle minutieusement ficelé a été impeccable et bigrement émouvant. Sans entracte, l'artiste a tenu plus de 2 heures debout devant une assistance qui l'écoutait religieusement. Tout le monde connaît ses chansons, mais les écouter rendues par elle en direct donne toujours la chair de poule. Le timbre de sa voix berce et interpelle à la fois. Quand elle chante l'amour, on tombe amoureux de l'amour qui est dans sa coeur. Quand elle chante la patrie et l'identité, on ne peut que rire de la stupidité des guerres et des conflits. Quand elle chante la femme, on saute d'une falaise pour ensuite remonter pour demander pardon à toutes les femmes du monde et surtout aux femmes kabyles que la société oublie souvent de leur témoigner sa reconnaissance à tous leurs dévouements continus. Durant tout le spectacle, les ombres de Cherif Kheddam et de Matoub défilaient. La surprise était cette chanson rendue en duo avec Matoub en direct. La voix de ce dernier faisait oublier au public qu'il était mort depuis 1998. C'était franchement très beau et douloureux.

Emotion

Arrive ce moment dur, émouvant et même intenable de la soirée. La diva ne voit plus. Elle est aveugle. Les multiples opérations qu'elle avait subies n'étaient pas concluantes. Certains spécialistes lui donnaient l'espoir de recouvrir la vue, mais elle, elle n'y croit pas trop. Depuis quelques temps, elle se sent comme une charge. Alors, elle a composé un texte, un message aux siens et à son public dans lequel elle s'excuse de ne plus être autonome. La nuit a étouffé la lumière du jour dans sa tête et dans ses rêves. Elle a également déclaré son amour inconditionnel aux siens et à son public avec une sincérité qui peut soulever les montagnes du Djurdjura en une fraction de seconde. Et le public dans tout cela ? Hommes et femmes sanglotaient. Tout le monde était touché et ému par ce drame qui a secoué l'artiste chérie des Kabyles. Une infirmière kabyle, complètement effondrée, dira : «Je suis prête à donner 100 $ tout de suite. Il faut qu'on fasse quelque chose, trouver des spécialistes qui pourraient accomplir des miracles.» D'autres personnes, dès qu'elles avaient su pour la maladie de Nouara, avaient commencé à contacter des instituts réputés pour leur expertise dans le domaine des yeux. 
En somme, cette soirée était brillante, émouvante et historique. Nouara, l'artiste, la femme, la Kabyle, l'Algérienne, Tamazight était imposante sur scène. Le public, hommes et femmes étaient unis autour des messages d'amour, de paix, d'égalité et de fierté d'être soi-même. Nouara a trouvé les portes de l'art ouvertes pour elle, le cœur du public acquis pour elle et l'âme des racines ancrés dans sa tête et dans son cœur. Personne ne pourra les ébranler ou les fermer. Tout chez elle est aussi immense que le ciel d'été peuplé d'étoiles et d'étincelles. Son nom est et restera à jamais gravé dans les annales de l'histoire contemporaine d'un peuple qui ne plie jamais. Tanemmirt, chère Nouara, pour tout ce bonheur que tu sèmes partout où tu passes. 

D. A.

 

Après avoir connu l'hospitalisation et le lit à cause de problèmes de santé, le chanteur Abdelmadjid Meskoud, qui a déjà prouvé qu'il a gardé sa belle voix, préparerait discrétement son retour.

La situation dont laquelle baigne le secteur de la culture, et du théâtre particulièrement, au niveau national se dégrade de plus en plus.

Le professeur Ahmed Cheniki qui enseigne à l'université d'Annaba est parmi les plus grands spécialistes du théâtre arabe et africain. Ce critique reconnu a accepté de répondre à nos questions sur l'état du théâtre en Algérie.

Dans un spectacle exceptionnel d'une durée d'1h 30, la belle et talentueuse cantatrice Amel Brahim Djeloul a décidé faire redécouvrir aux spectateurs le conte Qamar Al Zâman et la princesse Boudour, extrait du légendaire roman Les Mille et une nuits, le 25 janvier à 19h30 à l'Opéra d'Alger Boualem Bessaih.

L'exposition «Biskra, sortilège d'une oasis» ,qui dure depuis quelques semaines à l'Institut du monde arabe à Paris, se clôturera mercredi prochain en ce même lieu lors d'une journée riche en activités.

C'est une exposition de l'artiste française Aurore Vinot, qui se tiendra à partir du 21 janvier à la villa Abdeltif, à Alger.

«L'étoile filante», une sculpture de l'artiste français, Félix Maurice Charpentier (1858-1924), sera exposée au Musée public national de Tébessa, après avoir demeuré cachée depuis 1990, apprend-on mercredi de l'administration de cet établissement.

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