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Ven, Jan

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Paris au secours de l’Arabie saoudite

Le Premier ministre libanais démissionnaire, Saad Hariri, est attendu à Beyrouth vendredi prochain. Il sera accueilli, aujourd’hui, à Paris, par le président Emmanuel Macron.


Le président français Emmanuel Macron recevra le Premier ministre libanais démissionnaire Saad Hariri au palais de l'Elysée, ont noté, hier, ses services. La France, ancienne puissance mandataire du Liban, a invité à Paris M. Hariri pour quelques jours, pour sortir de l'impasse créée de sa démission surprise annoncée le 4 novembre à Riyad. Une invitation acceptée par M. Hariri avec l'accord du parrain saoudien. Dans une proclamation télévisée depuis Riyad, M. Hariri avait annoncé sa démission en invoquant la mainmise du Hezbollah libanais soutenu par l'Iran sur la vie politique au Liban et des craintes pour sa vie, au moment où Riyad fulminait contre les ingérences prêtées au rival iranien dans la région. Le Premier ministre libanais démissionnaire sera au Liban vendredi prochain, a noté le ministre libanais des Affaires étrangères, Gebran Bassil. «L'essentiel c'est le retour du Premier ministre au Liban sans condition préalable et sans aucune restriction de sa liberté et pour qu'il prenne une décision correspondante sur sa démission, à Beyrouth», a noté le ministre. Le diplomate a souligné que M.Hariri se trouvait en Arabie saoudite en visite officielle et restait toujours officiellement Premier ministre, ecrit Sputnik. Ainsi, sa visite à Paris n'est qu'un chemin de retour à Beyrouth. Le ministre a souligné que M.Hariri pourrait faire un libre choix sur sa carrière politique uniquement dans son pays natal. Les forces de sécurité libanaises ont souligné que le chef du gouvernement ne serait pas en danger dans son pays, une fois revenu. Le Premier ministre libanais, Saad Hariri, a annoncé sa démission à la télévision le 4 novembre, alors qu'il se trouvait en Arabie saoudite, a noté que sa vie était menacée et a expliqué son départ par l'ingérence de l'Iran et de ses complices, dont le Hezbollah, dans les affaires intérieures du Liban. Il a noté mercredi 15 novembre sur Twitter qu'il allait bien et regagnerait son pays dans les prochains jours. Pourtant, le Président libanais, Michel Aoun, a accusé mercredi l'Arabie saoudite de retenir son Premier ministre, Saad Hariri, en otage. Le dirigeant du mouvement Hezbollah a exprimé la même opinion notant que «le chef du gouvernement libanais était détenu en Arabie saoudite, on lui interdisait jusqu'à ce moment de rentrer au Liban.». La démission du Premier ministre libanais proclamée en Arabie saoudite n’est pas reconnue officiellement par le Liban. Le président du Liban, Michel Aoun, a noté que le Premier ministre devrait proclamer sa démission au Liban. Il a accusé l’Arabie saoudite d’avoir kidnappé le Premier ministre libanais et exigé qu’il démissionne. Les sunnites et chiites du Liban ont été d’accord pour dénoncer l’Arabie saoudite qui, notent de nombreux experts, aurait cherché à créer le chaos au Liban avec la démission du Premier ministre. Le plan de l’Arabie saoudite a échoué, et Paris aurait accouru au secours de l’Arabie saoudite en invitant Hariri dans la perspective de son retour au Liban. L’Arabie saoudite ne pourrait détenir indéfiniment le Premier ministre libanais.


Mounir Abi