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Lun, Mai

Proche-orient
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Un attentat kamikaze a été perpétré hier en Arabie saoudite, près du consulat des USA à Djeddah, sur la côte ouest de ce royaume, a annoncé le ministère saoudien de l’Intérieur.

D’après le Département d'Etat, Washington a été informé de cet attentat et coopère actuellement avec les autorités saoudites.D’après le journal israélien Jérusalem Post, écrit un média iranien, il s'agit du premier attentat visant une cible étrangère en Arabie saoudite depuis ces dernières années.
Le ministère saoudien de l’Intérieur a indiqué que le kamikaze auteur de cet attentat a été tué, lorsqu’il a actionné une ceinture explosive.L’explosion a eu lieu le 4 juillet, jour de l’Independence Day, la fête nationale américaine.La télévision d’Etat saoudienne a noté pour sa part que l’explosion s’était produite près d’une mosquée.L’explosion s’est produite juste avant les prières de l’aube après lesquelles les musulmans entament leur jeûne quotidien pendant le mois sacré de Ramadhan. Il n’y avait pas immédiatement d’indications sur l’identité du ou des commanditaires de l’attentat.
Mais depuis la fin de 2014, les membres des forces de sécurité saoudiens et la minorité chiite de ce royaume sunnite sont souvent frappés par des actes de violence meurtrière revendiqués par Daech.
A Washington, un porte-parole du département d’Etat a indiqué que «nous sommes au courant des informations sur une explosion à Djeddah et nous travaillons avec les autorités saoudiennes pour recueillir davantage d’informations». Il a indiqué que tous les éléments du personnel de la mission diplomatique américaine étaient recensés.
L’Arabie saoudite, qui est soupçonnée par une grande partie de l’opinion publique internationale de financer et d’armer des organisations extrémistes en Syrie, est l’un des pays qui comptent le plus grand nombre d’extrémistes dans les rangs de Daech.
L’Arabie saoudite qui, en coopération avec les Américains, a participé à la création d'Al Qaïda en Afghanistan contre l’armée soviétique (1979-1989), est accusée par de nombreux experts dans le monde d’avoir opté pour un même scénario pour ce qui est de Damas. Dans son acharnement à tenter d’obtenir le départ de Bachar Al Assad, la monarchie saoudienne est accusée d’avoir opté pour les mêmes méthodes que celles de la guerre d’Afghanistan, à savoir le financement et l’armement d’organisations extrémistes comme Daech.
Nombre d’«opposants» avaient besoin du feu vert de l’Arabie saoudite pour aller à Genève où se tenaient les négociations de paix engageant le gouvernement de Damas et la «rébellion».

Mounir Abi