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Sam, Avr

Le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d'urgence, Stephen O'Brien, a rappelé, jeudi, devant le Conseil de sécurité la nécessité d'une solution politique en Syrie, selon un communiqué publié, jeudi, par l'ONU.

La crise en Corée du nord inquiète les pays de la région. La Russie est en état d’alerte et met en garde contre une action unilatérale de Washington.


 

«La Russie expédie des forces et équipements militaires vers la frontière de la Corée du Nord, dans un contexte de tension dans la péninsule coréenne», indique The Daily Telegraph. Le quotidien The Daily Telegraph a annoncé que les grands convois militaires étaient acheminés en direction de l'est de la Russie qui partage une zone frontalière pas très grande avec la Corée du Nord.
Les américains ont envoyé, la semaine écoulée, un porte-avion au large de la péninsule coréenne et procèdent à des exercices militaires près de la frontière de la Corée du Nord.
Les craintes d’un conflit armé opposant Washington et la Corée du Nord sont perceptibles en chine. Le chef de la diplomatie chinoise Wang Yi a exhorté, aujourd'hui, les États-Unis à stopper leurs manœuvres militaires en Corée du Sud afin d'éviter une escalade avec Pyonyang. «Nous devons d'un côté suspendre les activités nucléaires de la Corée du nord et de l'autre stopper les manoeuvres de grande envergure près des frontières coréennes», a noté Wang à propos des exercices des marines américains et sud-coréens, lors d'une conférence de presse. La Chine appelle au calme et à éviter tout acte qui pourrait conduire à de nouvelles provocations. Militant pour la paix dans la région, la Chine propose que Pyong Yong interrompe ses activités balistiques et Washington ses manoeuvres militaires avec la Corée du Sud, des exercices annuels. La Russie met en garde Washington contre un comportement unilatéral comme l’agression menée contre la base militaire de Chayrate.
D’après la presse, la Russie et la Chine ont dépêché des navires pour surveiller les agissements du porte-avions polyvalent américain à propulsion nucléaire, l'USS Carl Vinson, en route vers la péninsule coréenne.
La Russie et la Chine font tout pour empêcher un conflit armé dans la région, mais s’apprêtent au pire au cas où Washington déciderait d’une action militaire contre la Corée du Nord qui menace de riposter.

Un amiral américain reconnaît le fiasco de l’armada

L'amiral américain en charge de «l'armada» envoyée par Donald Trump vers la péninsule coréenne, comme mesure dissuasive face à la Corée du Nord, a déclaré, mercredi, assumer l'entière responsabilité pour la «confusion» qui a vu le porte-avions et ses navires de guerre naviguer dans la direction opposée.
Le 08 avril, Washington avait ordonné au porte-avions Carl Vinson et à sa flotte – deux destroyers et un croiseur lanceur de missile – de «naviguer vers le nord» depuis les eaux de Singapour vers la péninsule coréenne, sur fond de tensions avec la Corée du Nord et la possibilité d'un nouvel essai nucléaire de Pyongyang.
Mais «l'armada très puissante» bruyamment vantée par le président Trump est alors partie dans l'autre sens, faisant route vers l'Australie, au sud-est de Singapour, pour mener des exercices avec la marine australienne. «Cette confusion est de ma faute et j'en prendrai la responsabilité», a noté pour une commission parlementaire à Washington l'amiral Harry Harris, chef du commandement de l'armée américaine dans la zone Asie Pacifique.
«J'ai échoué à communiquer de manière adéquate avec la presse et les médias. Toute la faute est pour moi», a-t-il ajouté.
Le porte-avions et son escorte ont fini par prendre la direction de la péninsule coréenne et se trouvent encore en route, selon l'amiral Harris.
«Aujourd'hui, (la flotte) se trouve dans la mer des Philippines juste à l'est d'Okinawa, à portée de tir et de projection de la Corée du Nord, si elle est appelée à le faire, puis, dans quelques jours, je m'attends à ce qu'elle continue de se diriger vers le nord», a-t-il dit à la Commission des forces armées de la Chambre des représentants. Mais ce fiasco ruine déjà l'impression de puissance et de détermination que le président américain voulait projeter en annonçant ce déploiement.
«Nous envoyons une armada. Très puissante», avait noté le président américain, tandis que d'autres responsables de son administration laissaient entendre que la flotte naviguait vers la Corée du Nord à pleine vitesse.
«Un groupe aéronaval à pleine vapeur dans une zone comme celle-là est clairement une énorme dissuasion», s'était avancé à affirmer le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, le 11 avril.

Mounir Abi

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