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Sam, Mar

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Un inspecteur principal des impôts a été pris en flagrant délit de corruption. Il s'agit du dénommé L. C. Houari, exerçant à l'inspection des impôts de la rue de la vieille mosquée d'Oran.

 

Il a été arrêté en possession de 60 millions de cts, ce dimanche, par les éléments de la police judiciaire de la sûreté de wilaya d'Oran, suite à une souricière qui lui a été tendue en collaboration avec le plaignant. La genèse de cette affaire remonte au début de ce mois. Ayant eu vent de la vente par un opérateur économique d'une parcelle de terrain, située à Hassi Ameur, dont la section des impôts dépend de son inspection, à une banque publique pour un montant de 7 milliards de cts, le mis en cause lui a adressé un redressement fiscal fictif d'un montant de 12 millions de dinars, plus exactement 1,293 milliards de cts comme indiqué dans l'avis de payement dans un délai d'un (01) mois sous peine d'une pénalité de retard majorée de 25%. Inquiet, l'opérateur s'est adressé à la direction régionale des impôts d'Oran pour se plaindre de cette imposition imaginaire.
Après avoir fourni tous les documents à ladite administration, justifiant son acquittement de la taxe de sa transaction, on lui a signifié de se rendre à l'inspection des impôts de la rue de la vieille mosquée pour l'annulation de la taxe ISPC représentant les 05% de la somme de la vente du terrain, déjà réglés auparavant. Il fallait compter sans la détermination de l'inspecteur principal qui menaça l'opérateur d'un redressement encore plus important. Selon lui, le prix du terrain a été sous-estimé volontairement et que son prix réel est de 23 milliards comme estimé par ses services. Il proposa alors au plaignant la somme de 200 millions de cts pour l'annulation de cette taxe. Un accord de principe sépara les deux hommes. L'opérateur économique s'est dirigé tout droit au bureau du procureur général, près la cour d'Oran, qui alerta le commissaire de la police judiciaire de la sûreté de la wilaya d'Oran.
Entre temps, le plaignant enregistrait toutes ses conversations avec l'inspecteur principal des impôts tout en continuant à négocier la somme exigée. Il a été convenu d'un versement d'un acompte de 60 millions de cts et que le reste suivra le jeudi prochain. Une souricière lui a été tendue alors devant l'inspection des impôts et au moment où l'inspecteur principal est sorti de la voiture du plaignant, il fut arrêté quelques mètres plus loin par la police en possession de la somme d'argent. Il a été placé sous mandat de dépôt par le procureur de la République pour corruption et chantage. Il sera jugé ce jeudi par le tribunal d'Oran.

B. Soufi