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Football
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Le milieu de terrain de l'EN et de Schalke 04, Nabil Bentaleb, s'est expliqué sur son départ de Tottenham dans un entretien accordé à Onze Mondial.

«J'étais malheureux à Tottenham. Moi, je kiffe le foot et quand je ne joue pas, je ne suis pas heureux. Le coach (Mauricio Pochettino) ne me faisait pas jouer, mais je ne lui en veux pas. Il avait peut-être ses raisons de ne pas me faire jouer. Je revenais de blessure et eux avaient des bons résultats. Je lui ai fait savoir que j'avais besoin de jouer. Sans lui mettre la pression, sans rien du tout. Je lui ai dit que j'avais besoin de jouer, surtout à mon âge. Il m'a demandé de continuer à travailler à l'entraînement et d'attendre ma chance, mais ma chance n'est pas venue. J'ai échangé avec lui, il a accepté mon départ», a indiqué Bentaleb qui n'a pas tardé à rebondir en Bundesliga où il vient de remporter le Rookie Award, trophée récompensant le meilleur jeune joueur du championnat allemand. Il aspire à rejoindre un plus grand européen et à remporter surtout des titres.

«Je veux atteindre un très grand club européen»

«Soulever des trophées, voilà mes objectifs. Je veux atteindre un très grand club européen. Avoir des objectifs claqués, ça sert à rien. Je ne connais pas mes limites et j'espère ne jamais les connaître», lance le jeune international algérien qui a gagné la confiance de l'entraîneur de Schalke, Markus Weinzierl. «Il veut plus de moi. J'ai échangé quelques mots avec lui. Je le voyais très exigeant avec moi et je sais que c'est bien. Quand un entraîneur est exigeant avec toi, c'est qu'il compte sur toi ou voit quelque chose en toi. S'il est aussi dur avec moi, c'est parce qu'il veut faire de moi un grand joueur. Je suis à l'écoute», a souligné le milieu de terrain des Verts, impressionné par l'ambiance que créent les supporters de Schalke au Veltins Arena. «Ce qui m'a choqué, c'est la ferveur des supporters. À Schalke, c'est une ville de mineurs, de charbonneurs. C'est des grands travailleurs et ils vivent vraiment tous pour le club. Ils charbonnent toute la semaine et le week-end, ils se font plaisir, ils se font leur kif en allant au stade. C'est vraiment une sortie à part entière pour eux, ils y vont en famille. Ils chantent, crient, sautent. La ville, en elle-même, est plus une ville industrielle. Moi, j'habite sur Düsseldorf, à 30 minutes de Gelsenkirchen. C'est bien, propre et cool, ça me rappelle un peu Londres en plus petit. Les Allemands ont la même mentalité que les Anglais, ils te laissent tranquille. C'est une ambiance de fou malade ! Ça ne fait que crier. Tu peux perdre, ils sont là, ils supportent jusqu'à la dernière minute. Tu ne peux même pas t'entendre sur le terrain, ça ne réagit qu'aux regards, aux mouvements, aux intuitions. C'est kiffant, c'est le douzième homme sur le terrain, tu ressens la pression qu'ils mettent à l'adversaire», a-t-il précisé.

L. B.