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Mer, Avr
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Football
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Comme chaque saison, le dossier arbitrage occupe une place prépondérante dans les différents championnats nationaux.

Il est accusé de tous les maux, parfois à tort, souvent à raison. Les dirigeants de tous les clubs estiment qu'ils sont lésés par l'homme en noir et oublient, toutefois, de le mentionner quand ils sont avantagés par ces mêmes arbitres. Il ne se passe pas une journée sans qu'il n’y ait des polémiques à ce sujet. Certains responsables ont compris qu'il faut ruer dans les brancards pour influencer la commission d'arbitrage. A l'exemple de ce très médiatisé président d'un illustre club de la Ligue 1 qui, chaque fois que son équipe est défavorisée par l'arbitrage, obtient systématiquement «compensation» par la suite. C'est la loi du plus fort ou du moins celui qui crie le plus fort. Cependant, il y a des clubs qui n'ont pas pignon sur rue, le parent pauvre du championnat, à l'instar de l'USMH qui n'a pas cette chance. Les Harrachis n'ont pas, en effet, de journaux qui défendent leurs intérêts, ni des dirigeants qui font des déclarations tapageuses dans les médias. Ils se contentent timidement de dénoncer une situation qui les dessert grandement. Mais voilà, les erreurs à l'encontre du club banlieusard s'accumulent, au point de se demander s'il n'est pas visé par les instances du football. Voilà une équipe qui aurait dû être dans le peloton de tête, mais à cause de cette injustice flagrante, il se retrouve à lutter pour son maintien. Déjà que la bande de Boualem Charef n'a pas les moyens financiers pour rivaliser avec les grosses cylindrées du championnat, mais si en plus, on fait tout pour la saboter, ça devient de l'acharnement. Comme l'USMH, d'autres clubs n'ont, non plus, droit de cité. Il leur est difficile dans ces conditions de pouvoir jouer les premiers rôles.  Dans tous les championnats du monde, les fautes d'arbitrage font partie du jeu. Mais quand un club fait son bilan à la fin de la saison, ça s'équilibre entre les erreurs en sa faveur et celles en sa défaveur.  Mais chez nous, hélas ce n'est pas le cas. Ce sont toujours les mêmes qui sont avantagés au diriment d'autres. Une injustice qu'il faudra corriger si l’on veut donner de la crédibilité à un championnat déjà décrié de toutes parts.

M. Kader