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Lun, Mar

Football
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Parmi les intervenants il y avait un certain Guy Roux qui est venu parler de l’expérience et de la réussite de l’AJ Auxerre.

 

Réfléchir et poser un diagnostic sans faille sur le football professionnel, voilà ce que l’Association des anciens internationaux de football, que préside Ali Fergani, a essayé de faire, lors d’un séminaire qu’elle a organisé, hier, à l’hôtel Aurassi d’Alger. Il faut le dire de suite : l’évènement a été réussi ne serait-ce que par la participation vu le nombre très élevé de personnes qui ont bien voulu venir y assister. Ce fut une des rares occasions, pour ne pas dire unique, où on a pu revoir quelques grandes figures qui ont fait l’histoire du football algérien et de son équipe. On a pu, ainsi, revoir avec énormément de plaisir des joueurs comme Guemri Redouane, Salah Assad, Djamel Menad, Mourad Barkat, Sid Ahmed Belkedrouci, Mouloud Iboud, Abdelghani Djadaoui et bien d’autres encore, bref des joueurs qui ont écrit quelques unes des plus belles pages de l’histoire de ce sport sans oublier les entraîneurs comme Rachid Cheradi, Hamid Zouba, Kamel Lemoui ou Abderahmane Mehdaoui qui tous ont eu à coacher les Verts.
Le séminaire, en lui-même, a consisté en des interventions portant non pas sur le football professionnel, d’une manière exclusive mais aussi sur d’autres sujets comme la médecine du sport présenté par le Profeseur Rachid Hanifi. Ceci dit, la plus grosse part est, bien sur revenue, au professionnalisme par l’entremise de MM. Yacine Ould Moussa, qui a parlé des préalables favorables à une telle entreprise, Zoubir Ketfi qui a abordé le thème de l’évolution juridique du football professionnel en France, Mourad Boutadjine qui a évoqué le rôle et la responsabilité de la presse sportive, Hamid Zouba qui a parlé du football professionnel d’hier et d’aujourd’hui et de Ali Fergani qui s’est intéressé à l’expérience algérienne du professionnalisme. Il faut noter qu’un invité de marque était présent à ce séminaire en la personne du célèbre Guy Roux, ex- coach du club français de l’AJ Auxerre. Il est venu pour parler justement de l’exemple de ce club et de la réussite qu’il a connue sous sa coupe sachant qu’il a dirigé l’AJA depuis qu’il était en division d’honneur et qu’il l’a mené jusqu’au titre de champion de France et en Ligue des champions européenne. Une intervention remarquable de ce technicien qui ne s’est pas gêné de nous révéler quelques anecdotes du genre
«il m’est arrivé de demander à mes joueurs de tirer des coups francs hors des limites du terrain car à l’époque on perdait beaucoup de temps pour ramener le ballon». En tout cas on aura appris comment le club d’une petite ville de province est devenu le premier en France, damant le pion à des clubs bien plus riches comme le PSG, Marseille ou Bordeaux. On aura surtout appris que l’AJA renouvelait son effectif en puisant dans son centre de formation.
Le débat qui a suivi ces interventions est arrivé au même constat, à savoir qu’en Algérie on fait du n’importe quoi dans le professionnalisme et que l’argent de l’Etat était gaspillé dans des opérations qui ne rapportent rien. De nombreuses critiques ont été émises faisant le procès d’un système lancé à la va-vite et dont le football ne tire aucun profit, ni bénéfice.

Ahmed Achour