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Sam, Avr

Sport
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On ne peut accepter à l'un ce que l'on refuse à un autre. Soit les textes sont respectés, soit il faudrait les mettre aux oubliettes.

Mais à quoi joue la Fédération algérienne de basket-ball ? Après avoir rejeté le bilan moral de la direction actuelle que préside Rabah Bouarifi, qui avait annoncé qu'il ne se représenterait pas, avant le vote de ce rejet, la voilà qui joue avec les textes règlementaires sans que cela n'émeuve personne. Pas même le ministère de la Jeunesse et des Sports pourtant garant du respect de ces textes. En effet, en octobre dernier, 6 membres du bureau fédéral avaient été éjectés de cette structure, suite à un vote de l'assemblée générale de l'instance. Le motif ? Ces 6 personnes étaient accusées de vouloir déstabiliser la fédération. Or, on vient d'apprendre que l'un d'eux vient de déposer sa candidature à un poste au sein du futur bureau fédéral, et elle a été acceptée par la commission de candidature. Les membres de cette commission sont invités à revoir leur copie et à lire avec minutie l'article 13 du décret 14-330 relatif aux fédérations sportives, qui indique que pour être membre d'une assemblée générale, donc éligible à une fonction au sein de celle-ci, il ne faut pas avoir fait l'objet d'une sanction. L'exclusion d'un bureau fédéral sur décision d'une assemblée générale souveraine n'est-elle pas une sanction ? Comment, donc, la candidature de cette personne a-t-elle pu être acceptée, qui plus est devant des représentants du MJS ?
Il y a, d'autre part, le cas de 4 ligues régionales qui activent sans agrément de la part du ministère de la Jeunesse et des Sports, et dont les représentants ont fait acte de candidature à des postes dans le futur bureau fédéral. Des candidatures également acceptées. Le MJS va-t-il continuer à cautionner de tels dépassements au moment où le ministre lui-même, El Hadi Ould Ali, affirme que son département sera là pour faire respecter les textes en vigueur ?

Ahmed Achour