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Ven, Jan

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Après s'être attaqué à un journaliste algerien, madjer se confie à France football

Après son altercation verbale avec un journaliste de la Chaîne III, Maâmar Djebbour, le nouveau sélectionneur national Rabah Madjer est revenu pour francefootball.fr sur cette altercation et sur son contexte de travail avec les Fennecs.

Quel bilan tirez-vous de vos deux premiers matches à la tête des Fennecs ?
J'estime que nous avons eu une séquence positive. On a fait un gros match contre le Nigeria (1-1) que nous avons failli battre avec six cadres en moins. D'ailleurs, cette même équipe vient de faire tomber l'Argentine en amical (4-2). Et puis, toujours avec autant d'absents, on a gagné au stade du 5-Juillet face à la Centrafrique (3-0). J'ai titularisé quelques nouveaux comme Arous, Abdellaoui ou Ferhat. Il y a eu le retour de Djabou aussi. On a encore du travail, beaucoup de travail, mais en 10 jours, j'estime qu'on a déjà avancé.

De ce match face à la Centrafrique, les gens ont surtout retenu cette conférence d'après-match où vous vous êtes emporté contre un journaliste local. Pourquoi avez-vous été aussi véhément ?
En vérité, il ne faut pas se tromper. Ce qui s'est passé à la conférence de presse, ce n'est pas vraiment le fond du problème. D'ailleurs, elle s'est très bien déroulée dans l'ensemble. Et chacun a pu poser ses questions... Je vous le répète, on essaye de vous tromper.

La question du journaliste s'adressait à votre capitaine, Riyad Mahrez. Pourquoi avoir répondu à sa place ?
Ce journaliste de la chaîne 3 (NDLR : une radio nationale), il me taille depuis toujours. Il m'attaque, il profite de son titre. Il y a deux jours, il était sur une chaîne de télé privée. Il m'a taillé, incroyable mais vrai : je ne suis pas un entraîneur, on n'a pas d'équipe nationale, on n'a pas de moyens etc. D'habitude, je ne dis rien. Mais ce coup-ci, j'avais mon capitaine Riyad Mahrez à mes côtés. Il lui a posé une question provocatrice mais qui me visait en réalité. Il a dit que son niveau avait baissé, sous-entendant que je n'étais pas un bon entraîneur. On venait de gagner 3-0...

Quel est donc le fond du problème ?
Je ne lui ai pas manqué de respect. Je lui ai notifié qu'il était l'ennemi de l'équipe nationale et lui ai demandé de se taire. Je le redis avec force et vigueur : il y a quatre ou cinq consultants qui essaient de faire plaisir à des gens qui étaient là avant et qui sont partis (NDLR : l'ancien président de la FAF, Mohamed Raouraoua). C'est une question d'homme. Ils sont en train de manipuler  l'opinion publique. Les supporters sont instrumentalisés et ont un comportement anormal. Ils sifflent leur équipe nationale à domicile. Cette pression médiatique est négative pour les joueurs, et mon rôle, c'est de les protéger.

Comprenez-vous qu'on puisse s'étonner de votre réaction ?
Au contraire, je n'ai jamais esquivé la presse algérienne. Je n'ai jamais refusé d'interview et j'ai toujours accepté les critiques. Tout au long de ma carrière, j'ai été respectueux des médias, j'y ai moi-même travaillé. Mais là, il fallait mettre les points sur les i et les barres sur les t. En dix jours, j'ai fait un travail extraordinaire. Ce malentendu n'a rien à voir. Pour moi, c'est du passé. J'ai tourné la page. Ce qui m'importe, c'est de faire le maximum désormais pour l'Algérie.


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