13-05-2011

Ferme Mercadal à Jolie-Vue (Kouba)

Les câbles électriques menacent la vie des habitants

Les habitants de la ferme «Mercadal», sise au quartier Jolie-Vue dans la commune de Kouba sont exposés à un danger permanent à cause de la présence de câbles électriques. Face à ce problème, les riverains réclament une solution à même de mettre fin à la menace que représentent ces câbles, surtout en période de pluie.

Ces familles ne savent plus à quel saint se vouer car outre leurs habitations de fortune, celles-ci vivent dans une insécurité permanente à cause de la présence des câbles électriques semi-dénudés et ce, en l'absence de toute mesure de sécurité de la part des autorités concernées, dont les services de Sonelgaz. Ces citoyens ont sollicité déjà et à maintes reprises les responsables locaux, dont ceux de leur APC, pour être relogés dans des habitations décentes.

«Notre souffrance remonte à plus de 23 ans», témoigne un résident de ces habitations précaires. Erigé en 1988, ce bidonville est de plus exposé au danger que représentent ces câbles du fait de leur proximité et de leur suspension au-dessus des toits des baraques.

«La mort nous guette à tout moment», se lamente un quadragénaire. «Ils attendent qu'un drame se produise ici pour qu'ils fassent quelque chose !», ajoute-t-il sur un ton furieux. Ce père de famille, avec un air d'inquiétude, indique que le danger guettant leurs progénitures constitue le risque le plus fâcheux aux habitants du baraquement.

Il a signalé dans ce contexte le risque lié à une  éventuelle chute des câbles nus, comme cela s'est produit à maintes reprises. Heureusement qu'il n' y a pas eu de victimes, ajoute-t-il. Cette situation se complique davantage en période de fortes pluies où les chutes de tension et courts-circuits deviennent très fréquents. Les coupures de courant sont aussi monnaie courante à cause de la dégradation de l'état des câbles, témoignent ces riverains.

L'état de leurs habitations est un autre problème qui tourmente les habitants. «Cela fait plusieurs années qu'on vit dans cette misère», confie une dame, la trentaine. Chaque année, on nous dit qu'on va régler le problème mais…», rappelle son époux.

De multiples demandes de logement ont été introduites auprès de l'APC, «mais en vain». Chaque année qui arrive les retrouve dans la même situation de précarité. Pis encore, la situation est de plus en plus préoccupante. Les incidents ne manquent pas, comme l'écroulement l'année passée de l'une de ces habitations de fortune.

Karima Adjemout