24-05-2011

Quartier 234 logements (Boumati)

Le cri de détresse des habitants

Coupures fréquentes d'électricité et d'eau potable et prolifération du commerce informel sont les désagréments qui tourmentent les habitants du quartier 234 logements à Boumati dans la commune d'El Harrach.

Les fréquentes coupures d'électricité dans ce quartier ont suscité la grogne et l'indignation des habitants qui demandent l'installation d'un «transformateur», pour résoudre définitivement leur calvaire quotidien. Plusieurs demandes ont été faites à la Société nationale de l'électricité et du gaz (Sonelgaz), mais en vain,  aucun écho de la part de cette société.

«C'est trop», se plaint un quadragénaire rencontré sur place. Selon lui, le problème n'est pas nouveau et la situation perdure et cause divers préjudices pour les résidents du quartier. Les coupures durent parfois plusieurs heures causant des désagréments dans les foyers et la situation se complique encore plus en période de fortes chaleurs lors desquelles d'importants dommages sont signalés.

ces derniers touchent notamment les appareils électroménagers dont les postes de télévision, les climatiseurs et autres réfrigérateurs et machines à laver.

«C'est la galère surtout en été», déplore une dame, tout en mettant en évidence le fait de se priver des commodités d’appareils indispensables. Le désagrément touche également les commerces et autres ateliers de fabrication. Si les travailleurs de ces derniers se plaignent des arrêts de travail, les épiciers parlent de produits avariés. «Sans que cela n'inquiète personne», a fait remarquer un commerçant très remonté.

En plus de l'électricité «défaillante», les riverains de la cité font face aux coupures fréquentes de l'alimentation en eau potable. Les conduites et les canalisations sont dans un état vétuste et elles nécessitent un remplacement dans les plus brefs délais, pour soulager les habitants du quartier. Ces derniers qualifient la situation «d'invivable».

Le problème relève de la responsabilité de la société en charge de l'alimentation en eau à Alger, la Seaal, expliquent des habitants qui dénoncent le silence de cette entreprise qui fait la sourde oreille à leurs doléances. «Malgré nos plaintes, rien n'a été fait pour régler la situation», se plaint un vieil homme de la cité,

ajoutant sur un ton de colère qu'«il est inconcevable de continuer à vivre dans ces conditions» où règne une anarchie totale dans ce quartier dont les occupants font face également au fléau du commerce anarchique. Pour eux ce phénomène qui envahit les lieux est loin d'être réglé. Dès le lever du jour, la chaussée est prise d'assaut par des «hordes de  marchands» qui viennent y vendre n'importe quoi et n'importe comment, sans être inquiétés par aucune autorité.

«Tout le monde est au courant de cela, mais personne ne fait rien pour changer les choses», nous dira un homme en retraite qui dénonce aussi l'état des lieux après la levée «du marché». Les rues sont jonchées de détritus, cartons et autres saletés. Ces ordures  s'amoncellent au fil des jours. Rats, insectes et microbes y trouvent refuge et mettent en danger la vie des habitants de ce quartier qui attendent toujours la solution à leurs problèmes qui sont loin d'être insurmontables.

Karima Adjemout