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27-03-2011
La cité 8 mai 1945 de Bab Ezzouar
Des familles habitent des caves depuis plus de 23 ans

La malvie est le lot quotidien des familles habitant les caves des immeubles de la cité 8 mai 1945, à Sorecal, dans la commune de Bab Ezzouar. Habitant les lieux depuis plus de 23 ans, celles-ci réclament un relogement dans des habitations décentes.

Ce sont des familles qui habitent depuis plus de 23 ans dans des caves des immeubles à la cité 8 Mai 1945 à Sorecal. Ces familles sollicitent les autorités locales, à leur tête le wali délégué de la circonscription administrative de Dar El Beïda ainsi que le wali d'Alger, afin de trouver une solution à leur problème. Ils tiennent à être relogés dans des habitations décentes.

En effet, ces familles avaient aménagé des sous-immeubles pour s'abriter à cause de la crise de logements. «Nous n'avions pas où aller», déplore une dame. «Cela fait douze ans ans que je suis marié, mais nous ne pouvons pas acheter de maison, alors nous sommes forcés de squatter cette cave»,

raconte Mohamed, 37 ans, travaillant comme agent de sécurité. Déplorant la malvie et les conditions insoutenables, une mère de 5 enfants déclare que c'est le calvaire au quotidien. «Ils ressemblent à des cellules de prison», dira-t-elle en décrivant les lieux avant d' ajouter :

«On se trouve dans l'obligation d'allumer la lumière même de jour, car il n'y a pas de fenêtres ou d'issues qui laissent passer les rayons solaires. On souffre de la conjugaison de plusieurs facteurs néfastes dont l'humidité, les remontées des eaux pluviales et eaux usées», explique notre interlocutrice. Elle indique avec un ton furieux, que ces eaux stagnantes non évacuées pourrissent l'environnement.

En s'ajoutant à l'humidité étouffante qui caractérise les lieux, celles-ci sont à l'origine de la prolifération de plusieurs maladies. En effet, la plupart des habitants de ces caves souffrent de  maladies respiratoires et de problèmes d'allergie. C'est le cas de cette famille de 6 personnes dont 4 membres sont des asthmatiques. «Mes enfants souffrent énormément», se plaint le père de famille.

Le calvaire de ces squatteurs s'accentue en hiver, selon eux, où ils sont exposés à la moindre averse, à des dangers multiples. Durant cette période, «il suffit que quelques gouttes de pluie s'abattent pour voir ces maisons non réglementaires se transformer en mares de boue». Le squatt des caves des immeubles est un phénomène qui se pose avec acuité.

Certaines familles ne trouvent d'autre recours à la crise de logement que d'exploiter illicitement les sous-sols des immeubles. Il faut rappeler à ce sujet que les habitations squattées relèvent du patrimoine de l'OPGI.

Karima Adjemout

 

 
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