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27-06-2011

Hôpital Mustapha (Sidi M'hamed)

Des femmes SDF «squattent» aux urgences

Plus de dix femmes sans domicile fixe (SDF) passent quotidiennement la nuit dans le service des urgences à l'hôpital Mustapha Pacha, dans la commune de Sidi M'hamed. Ces femmes se réfugient à l'intérieur de l'établissement pour éviter d'être agressées dans la rue à des heures indues de la nuit. Barta, une jeune fille qui a fui la maison de ses parents à Batna, est l'une de ces femmes.

Elle en parle, par expérience : «Nous venons chaque soir passer la nuit ici, aux urgences. Nous ne sommes pas protégées dans la rue. Souvent, nous sommes frappées et violées par des agresseurs. Ils nous obligent de leur ramener de l'argent par tous les moyens pour qu'ils achètent de la drogue. Dans le cas contraire, ils nous massacrent.

Ils nous brûlent des parties du corps avec des cigarettes, nous balafrent le visage avec des couteaux ou des rasoirs. Parfois, ils nous aspergent d'acide. C'est un cauchemar.» Chacune de ces femmes errantes à une triste histoire à raconter. Fuyant des problèmes conjugaux, elles sont retombées dans des situations autrement plus cruelles dans la rue.

Il n'y a qu'à voir leurs vêtements sales pour les reconnaître parmi des milliers de gens circulant en ville. «Nous avons quitté nos domiciles à cause des problèmes familiaux tels que la pauvreté, le divorce, la hogra de nos parents et frères surtout… Nous sommes venues de plusieurs wilayas, mais parmi nous il y a des jeunes filles d'Alger qui ont abandonné leur foyer à cause des mauvaises fréquentations. Leur âge ne dépasse pas 18 ans», raconte l'une d'elles.

Ces malheureuses femmes dont l'âge varie entre 25 et 40 ans n'ont de toit que l'hôpital Mustapha pour passer la nuit tranquillement. Pourquoi venir spécialement à l'hôpital ? «Nous sommes en sécurité à l'intérieur. Personne ne nous frappera ou nous insultera. Ici, la police et les agents de sécurité nous protègent», explique-t-on. Il fallait donc compter sur l'hospitalité de la direction de l'hôpital. «Nous les autorisons à dormir à l'intérieur du service.

Dès la levée du jour, elles quittent les lieux. Nous veillons sur elles, elles n'ont pas où dormir. Dans la rue, elles sont en danger», confie un agent de sécurité. Ces femmes donnent toutefois un surcroît de travail aux femmes de ménage qui se voient obligées de redoubler d'effort pour nettoyer la salle d'un tas de déchets laissés de bon matin. Au fil du temps, à force de revenir chaque fois, même les familles qui ont un malade hospitalisé ont fini par les remarquer.

Samia Omiri
 
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