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10-12-2011
Point Net
La pompe ou le camion ?

Alors qu'il était en train de «flamber» anormalement dans une célèbre discothèque d'Oran, un jeune homme qui avait tout d'un fils à papa doré a été signalé à la police par des personnes intriguées par la nonchalance avec laquelle il sortait de grosses liasses avec lesquelles il se faisait plaisir, tout en offrant à tout-va autour de lui.

Des millions de dinars. Quand les policiers arrivés sur place lui ont demandé de les suivre au poste pour un contrôle,  il leur a demandé de prendre quelque chose qu'il ne pouvait pas laisser dans sa voiture, garée dans le parking de l'établissement. Une mallette dans laquelle ils vont découvrir d'autres liasses. Ajoutées à ce qu'il avait encore dans ses poches, ça faisait quelque chose comme…

cinq millions de dinars ! Questionné sur l'origine de tout cet argent qu'il se permettait de claquer avec autant de désinvolture, le jeune homme, stoïque, avait répondu, sans la moindre hésitation et on imagine avec quelque arrogance qui doit bien cadrer avec la situation : c'est ma part de pétrole ! Et quand les policiers ont voulu savoir comment il a eu cette «part de pétrole», il a aussi répondu sur le même ton : un prêt ANSEJ !

Dans l'histoire, il s'agit essentiellement de méditer ce qui a bien pu amener ce jeune homme à se croire dans son bon droit de dilapider un capital censé lui permettre de créer une entreprise. Bien, c'est simple.

Ou il est vraiment sincère, chose difficile à croire mais possible quand on sait l'indigence de l'effort pédagogique qui accompagne généralement ce genre de formules.

Dans ce cas, il a dû croire de bonne foi qu'il venait de «toucher sa part» de Sahara light dont il pouvait disposer à sa guise. Ou alors il voulait dire que les quelques millions de dinars qu'il a «arrachés» était un sandwich par rapport à ce que dépensent les «autres», qui ont les clés des puits. Il doit quand même savoir qu'un P-DG de Sonatrach et son adjoint  sont en prison et il «sait comme tout le monde» qui sont l'arbre qui ne prend même plus la peine de cacher la forêt.  

A moins, enfin, que le jeune oranais, désespéré de ne pouvoir concrétiser son projet en raison des obstacles en tous genres ou désillusionné par les résultats qui ne lui ont pas permis la prospérité promise, il a décidé de tout bazarder, comme dans le geste ultime de quelqu'un qui n'a plus rien à perdre.

Et de pousser l'échec jusqu'à son paroxysme en s'offrant un moment de bonheur intense avant le chaos. Pas très loin d'Oran, à Chlef exactement, un autre «bénéficiaire» d'un crédit ANSEJ vient d'être arrêté pour avoir tenté de vendre son camion en pièces détachées après l'avoir déclaré volé.

Il aurait, si son… projet avait abouti, encaissé l'argent de sa vente, celui de l'assurance et celui de l'ANSEJ qu'il n'aura pas à rembourser. C'est quand même plus astucieux que de créer une entreprise, dans un pays où d'autres ne font que pomper le pétrole, non ?
laouarisliman@gmail.com 
 
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