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11-12-2011
Point Net
Petite et grande folie

Le bonheur. Une soirée foot comme Nabil en rêve tous les jours. Après le match du Mouloudia, sa folie, il y avait Real-Barca, la folie de tout le monde. «Chenoui» de la Pointe Pescade, Nabil a d'abord eu une pensée émue pour les chenouis «d'origine», ceux de Pékin, de Shanghai et du Tibet, avant d'aller au stade de Bologhine.  

Les pauvres chenouis d'origine, ils étaient obligés se lever à cinq heures du matin pour voir la folie de tout le monde et ils devraient se contenter de ça, puisqu'ils ne doivent pas être nombreux à avoir entendu parler du Mouloudia et de leurs compatriotes d'Alger.

On a bien essayé parfois de faire jouer le «classico» espagnol à midi, parce que folie ou non, les affaires sont les affaires et on a pensé à l'audimat qui se mesure en milliards au pays des chenouis authentiques. Mais on a fini par revenir à la raison, ce n'est pas un horaire pour une folie universelle. On ne sait pas si les organisateurs y ont pensé vraiment, mais Nabil n'en démord pas :

il est impossible de faire jouer le clasico à vingt-deux heures si on n'avait pas pensé à la fin du match du Mouloudia contre Tlemcen. Quand on programme les grandes folies, on ne doit pas négliger les petites. Ce jour-là, Nabil était tout excité, mais il était aussi perdu. ça ne marche pas très fort pour sa folie, les «Italiens» ne savent toujours pas s'ils vont venir mettre de l'argent chez les chenouis et au bout, ce n'était même pas évident que le Barca gagne. C'est toujours une piètre consolation que le Barca gagne quand le Mouloudia est dans la tourmente.

De toute façon, le Barca gagne toujours et le Mouloudia est dans une zone de turbulence chronique.  Alors, Nabil a fini par ne plus faire le lien entre les deux. Mais une folie est une folie, il s'est donc rendu à Bologhine, un stade qu'il a oublié même s'il voit ses projecteurs au moins deux fois par jour. Le matin, quand il se rend à la rue Didouche pour faire son travail de chômeur, et le soir quand il rentre du… boulot !

Le Mouloudia ne joue plus ici parce que c'est le stade de «l'autre», il joue partout où les «autres» veulent bien l'accepter. Les italiens ne sont toujours pas là, mais les chenouis ont quand même gagné contre Tlemcen. Pour le foot, il faudra attendre la… fin du match. Nabil avait froid et faim mais il était trop pressé pour rentrer à la maison. Il faut réserver sa place au café. Le Barca a gagné, comme le Mouloudia.

Là s'arrête la comparaison. Nabil n'avait plus faim après trois cafés serrés, mais il avait froid. Dommage, il ne voulait pas rentrer à la maison.
laouarisliman@gmail.com
 
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