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21-10-2011
Point Net
Le bonheur à la carte

Il y a quelques années, Madame Louiza Hanoune était interpellé dans les travées de l'Assemblée nationale par un confrère en des termes qui, visiblement, allaient au-delà de la sollicitation professionnelle. C'est que la porte-parole du Parti des travailleurs venait juste de se livrer à un discours politiquement anachronique et économiquement surréaliste. 

Le pays venait d'octroyer la deuxième licence de téléphonie mobile après une première, livrée de facto à un démembrement des PTT.

Et ça a suffi à Madame Hanoune pour se lancer dans un discours enflammé où toute la panoplie du parfait paranoïaque était convoquée : la souveraineté nationale qui serait mise à mal, l'impérialisme qui revient au galop, l'économie nationale en péril et d'autres choses encore, du même acabit.

Et le confrère, manifestement courroucé et un tantinet familier, s'est adressé à elle en tirant son téléphone portable : «Ecoutez, Madame, vous êtes présidente d'un parti politique et député.

Je sais que vous avez tous reçu en cadeau de beaux appareils téléphoniques, des puces Mobilis et un crédit illimité…» Puis, fixant son téléphone, quasiment avec avidité, il avait ajouté : «Sans Djezzy, je n'aurai jamais prétendu à un téléphone mobile, puisqu'il fallait connaître le ministre pour avoir une puce !» Pourtant, si la recette qui consiste à «imposer le bonheur au peuple» avait réussi, on l'aura su.

ça a commencé bien avant et c'est même dans la foulée de la chute du mur de Berlin et juste avant l'effondrement de l'empire du grand frère soviétique que la concurrence a été possible, grâce à laquelle n'importe quel quidam lambda peut aller acheter son téléphone dans le kiosque du coin.

Un privilège auquel, qui plus est, les Algériens on été parmi les derniers de la planète à pouvoir accéder. Mais s'ils ont quand même fini par pouvoir acheter un téléphone portable et se faire installer une ligne fixe dans des délais enfin raisonnables,

ils ne peuvent toujours pas acheter une voiture s'ils ne la paient pas rubis sur ongle, ils ne peuvent pas non plus accéder à un logement s'ils n'ont pas la somme correspondant à son prix dans leur bas de laine et voilà que s'habiller aux puces suscite la «polémique» au Parlement où il est question de discuter la loi de finance.

Et ce sont encore les députés du parti de Madame Hanoune qui se sont encore le plus fait entendre sur la question. La «friperie», un terme inventé pour désigner le magasin d'habillement du pauvre, ferait donc de la concurrence déloyale à une production textile nationale tellement performante qu'elle se met à toussoter à chaque fois qu'arrivent quelques ballots sur le marché.

Du coup, il faut priver les Algériens de modeste condition, à commencer par les… travailleurs de s'habiller selon leurs moyens et les contraindre à aller faire les vrais magasins ! Comme on a voulu les priver du téléphone portable en maintenant le monopole public dans le secteur, on les a privés de voiture pour éviter l'endettement des ménages et on a fait du logement une chimère, y compris pour les classes moyennes.   

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EDITION DU JEUDI 22 DECEMBRE 2011 

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Alger ou la capitale ?

Deux cent milliards de dinars pour moderniser la capitale. On ne sait pas s'il en faut plus ou moins mais on sait que c'est quand même beaucoup. On aura d'abord remarqué que cette somme sera «puisée» du budget de la wilaya, ce qui suggère que le volume de financement aurait pu être plus consistant avec un investissement national.

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Edition du 22-12-11 – N° 906

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