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31-10-2011
Les partis politiques et la repentance
Des discours à la carte servis à l'occasion d'échéances importantes

Repentance, devoir de mémoire : deux concepts relayés par certains partis politiques à chaque fois que des échéances décisives, électorales notamment, pointent le nez ou, plus généralement, à l'occasion de la célébration du déclenchement de la Révolution ou de l'indépendance nationale. Une «exigence» qui conditionne, pour la plupart, le retour «à la normale» des rapports toujours tendus entre l'ancienne puissance coloniale et les autorités algériennes.

Cette année, la classe politique n'a pas dérogé à la règle et c'est le FLN qui en fait son cheval de bataille et qui donne le la. Tout en conditionnant la normalisation des relations algériennes avec la France aux excuses officielles, le SG du FLN Abdelaziz Belkhadem a affirmé, lors d'un discours aux airs de campagne, que «la France doit avoir le courage de reconnaître ses crimes contre l'humanité et à présenter des excuses officielles au peuple algérien».

Le parti, pour rappel, avait initié un projet de loi dans ce sens, en réponse «au bienfaitsdu colonialisme» édicté dans la loi française de février 2005, retiré depuis et qui s'est égaré au fil des jours dans les tiroirs de l'Assemblée nationale.

«Il n'y aura pas de normalisation des relations avant le règlement de tous les comptes précédents», a ajouté Belkhadem, qui fait sans doute ici référence aussi aux essais nucléaires de Reggane ainsi qu'aux massacres du 17 Octobre 1961, dont on vient de célébrer le 50e anniversaire.

Il critiquera en outre les positions de certaines personnalités françaises à l'instar de Bernard Kouchner qui, lui, a conditionné le retour à la normale des relations algéro-françaises au départ de la génération de Novembre lui rétorquant catégorique, que «ce n'est qu’après la repentance que nous pouvons nous orienter vers l'avenir,

mais sans omission du devoir de mémoire». Le MSP de Boudjerra Soltani, qui organise aujourd'hui même à El Mouradia, une journée d'étude sur le 1er Novembre, va dans le même sens sans perdre de vue les «dividendes» politiques qui peuvent en découler.

«Il faut présenter des excuses au peuple algérien»
 «Il faut présenter des excuses au peuple algérien et l'indemniser pour les crimes dont il a été victime pendant un siècle et trente-deux ans», tranche Soltani, qui s'exprimait samedi lors d'un rassemblement d'étudiants à l'occasion du 57e anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération.

Il déclarera à l'adresse de ces jeunes, réservoir potentiel de voix à l'occasion des prochaines législatives, qu'il faut «suivre le chemin des martyrs et des moudjahidine d'hier».

Le RND qui, contrairement aux deux autres partis de l'Alliance, prône la prudence et ne s'exprime que rarement sur la question à moins que les officiels algériens aient affiché publiquement leur position. Le RND s'évertuera alors à défendre «la voix officielle» en redoublant d’«ingéniosité». «Même si la page est tournée, cela ne devrait pas signifier l'oubli», avait affirmé un responsable du RND.

D'autres partis à l'instar du mouvement Ennahda évoquent seulement la nécessité de préserver le message des chouhada», ou encore «l'indemnisation de toutes les victimes» pour El Islah,  alors que les partis d'opposition (RCD, FFS…), voient en ces «sorties» conjoncturelles,

une façon pour «les tenants du pouvoir et leurs acolytes, d'instrumentaliser l'histoire à des fins politiques», nous indique-t-on. Mais, il est clair que cette question sensible à plus d'un titre  dépasse de loin les prérogatives des partis politiques.

Elle se joue à un degré supérieur de responsabilité. Une responsabilité qui engage toute une nation. Pour preuve, le texte de loi initié par le FLN et signé par quelque 150 députés, n'a pas abouti en raison des enjeux bien plus stratégiques.

Depuis quelques temps, et pour les mêmes raisons de stratégie, des officiels français s'expriment sur la nécessité de la repentance.

Entre temps, les relations algéro-françaises semblent avoir pris un «coup de chaud» avec les visites successives d'officiels et d'hommes d'affaires français en Algérie. La volonté de surpasser ce passé douloureux prend option mais la page est loin d'être tournée.  

Saïd Mekla
 
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